Rome - IL LUI AVAIT DEMANDÉ DE RESTER DEBOUT
Les textes du Concile Vatican II devraient être "lus à genoux" a affirmé le 4 mai à Radio Vatican, le cardinal Mauro Piacenza, préfet de la Congrégation pour le clergé. On aurait cru entendre le cardinal Ottaviani évoquant le concile Vatican I.
"Se mettre à genoux..." une hyperbole sans doute, car, même dans la parabole de Jésus, le père accueille son fils en le forçant à rester debout quand il le serre dans ses bras...
Dans sa lettre adressée aux prêtres, le cardinal a ajouté qu´il fallait en finir avec les trahisons envers cet événement "grandiose" et au contraire "ouvrir toutes grandes les portes à l´obéissance" à ses textes ainsi qu´à tout ce que les papes et le magistère authentique de l´Eglise ont apporté pour sa lecture et son interprétation.
Aux yeux du haut prélat, nombreux sont ceux qui ont "tiré le Concile par les cheveux pour lui faire dire ce qu´ils voulaient qu´il dise". Pour autant, il recommande de "baisser le son de la radio de l´esprit de ce monde" afin de redécouvrir les paroles du Concile, "boussole" sûre pour nous orienter sur le chemin. (source : Apic)oOo
Rome - LE VISAGE AFRICAIN DU CHRISTIANISME
L'Université pontificale du Latran vient de mettre en place " un programme de promotion culturelle, de formation et de recherche" pour encourager un grand nombre d’étudiants à s’intéresser au développement de la culture africaine.
Cette promotion universitaire est également une recherche sur « un visage africain du christianisme ». Elle s'est ouverte le 2 mai avec le cardinal Robert Sarah, président du Conseil pontifical "Cor unum" et Jean Léonard Touadi, député italien d’origine congolaise.
Deux départements – les sciences humaines et sociales et les études juridiques – doivent coordonner les projets de ces recherches scientifiques, « au service de l’Eglise et de toute la société africaine ». Elles ont pour but de « visiter et introduire » de façon « systématique », la culture africaine « dans le curriculum studiorum des Universités pontificales et Instituts supérieurs romains ainsi que dans les Université catholiques, Séminaires majeurs et maisons de formation à la vie consacrée en Afrique ».
Elles doivent aussi répondre aux « besoins de l’Eglise de l’Afrique » en « préparant le personnel qualifié et responsable », notamment en formant humainement et chrétiennement les professeurs, les académiciens, et les responsables dans les domaines « opératifs et applicatifs ».
Le projet avait été présenté aux Conférences épiscopales d'Afrique et de Madagascar (SECAM), le 21 février à la demande du cardinal Polycarp Pengo, archevêque de Dar Es Salam (Tanzanie) et président du SECAM.
Pour Martin Nkafu Nkemnkia qui présentait ce projet, « c’est toute l’Eglise africaine qui progresse et s’interroge sur son identité chrétienne à l’intérieur de la famille de Dieu qui est sur la terre : l’Eglise. Il y a une lecture africaine de la Parole de Dieu, un visage africain du christianisme »,afin que le Christ « se manifeste en Afrique avec le visage africain ».
Deux universités catholiques africaines ont pu suivre « en liaison directe » via internet ce séminaire qui se tenait le 2 mai : l’Université de Bamenda au Cameroun et celle du Congo Kinshasa- Limete.
Martin Nkafu Nkemnkia a assuré que, grâce aux « nouvelles technologies », désormais de nombreuses universités catholiques en Afrique pourront ainsi travailler avec l'Université romaine, intervenir dans les congrès à venir, participant ainsi aux discussions.
Les études et les échanges réciproques pour le développement de la culture africaine « développeront un parcours des études africaines relatives aux diverses disciplines telles que : la spiritualité, la religion, la théologie, la philosophie, l’anthropologie, la sociologie, le droit, l’histoire, l’économie et la politique ».
Rappelons que cette coopération culturelle avait été évoquée par le Conseil pontifical de la culture, le 25 mars lors de la rencontre avec plus d’une vingtaine d’ambassadeurs près le Saint-Siège du continent africain. (source : par le Conseil pontifical de la culture, pour favoriser leur « coopération culturelle ». (source : Service de presse du Vatican)oOo
Rome - FAUT-IL S'ENFERMER DANS UNE CONTRE-CULTURE ?
Le 3 mai, lors d’un colloque à l’Université pontificale du Latran, à Rome, par l’Institut Français-Centre Saint Louis, Mgr Roland Minnerath a tiré les conséquences, à titre personnel, de l’évolution de nos sociétés sécularisées.
Commentant la déclaration conciliaire « Dignitatis humanae » sur la liberté religieuse, l'archevêque de Dijon a d’abord rappelé que « c’est sur le terreau du christianisme qu’est née l’idée de liberté religieuse, au début du IIème siècle. ».
Distinguant, depuis les origines, ce qui revient à Dieu et à César, le christianisme a ainsi permis l’épanouissement des libertés fondamentales. Mais, a constaté Mgr Minnerath, la liberté religieuse n’est pas comprise dans les sociétés, notamment musulmanes, où cette distinction n’existe pas.Revenant sur l’évolution de nos sociétés sécularisées, l’archevêque de Dijon s’est inquiété : « Comment témoigner de la foi quand nos sociétés, en voie de désintégration, ne connaissent plus de valeurs communes, et visent à expulser le phénomène religieux de l’espace public ? ».
D’où, pour lui, cette question essentielle : « Sans doute les chrétiens doivent-ils, si l’atmosphère générale ne permet plus d’être soi-même, créer une contre-culture, sans plus chercher à animer un monde qui n’a plus les antennes pour percevoir ces valeurs ? »Cette question mérite assurément d’être posée. Elle l’est déjà par beaucoup, qui sont tentés d’y apporter une réponse quasi-communautaire, créant « nos » écoles, « nos » médias, « nos » catéchèses », etc… Se pose alors, fréquemment, la nature du lien avec l’évêque, le diocèse, l’Eglise. En un mot, une « contre-culture » catholique ne risque-t-elle pas de concourir à l’éclatement du catholicisme ?
Quelle réponse la déclaration conciliaire nous propose-t-elle ? (source : AP)oOo
Rome - UNE DÉCISION SANS DOUTE FIN MAI
La décision de Benoît XVI concernant le retour de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX) dans la pleine communion de l´Eglise interviendra d´ici la fin du mois de mai 2012, ont indiqué des sources vaticanes proches du dossier.
Pour l´heure, la réponse de la FSSPX au ´préambule doctrinal´ préalable à tout accord soumis par Rome en septembre 2011 est étudiée par la Congrégation pour la doctrine de la foi.
Parvenue à Rome le 17 avril dernier, la réponse du supérieur général de la FSSPX, Mgr Bernard Fellay, sera ensuite soumise à Benoît XVI. Ce dernier, depuis 2005, a multiplié les gestes en vue d´obtenir un accord qui marquerait la fin d´une séparation de près de 24 ans. (source : Apic)oOo
Moyen-Orient - LA DISPARITION DES CHRÉTIENS SERAIT UNE CATASTROPHE
Pour le cardinal Jean-Louis Tauran, la disparition des chrétiens d´Orient "serait une catastrophe". Le président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux l´a répété lors d´une conférence organisée le 3 mai au Collège maronite de Rome.
Le cardinal Tauran juge que si les chrétiens d´Orient ont énormément souffert, ils ne devaient pas pour autant renoncer à rester sur place.
Il a mis en avant le ´rôle positif de médiation´ des chrétiens dans la société arabe, affirmant aussi que le dialogue interreligieux était un moyen de s´opposer à la xénophobie, à la fermeture des frontières, aux idéologies qui diffusent la haine.
A propos des soulèvements du ‘Printemps arabe´, il estime que la jeunesse de certains pays du Maghreb est ´plus rebelle que révolutionnaire´, qu´elle est simplement en quête de dignité et de liberté.
Le cardinal Tauran est intervenu aux côtés de Mgr Paul Youssef Matar, archevêque de Beyrouth des maronites, et du jésuite égyptien et islamologue Samir Khalil, en présence de nombreux Libanais mais aussi de quelques ambassadeurs accrédités auprès du Saint-Siège, dont ceux d´Irak, d´Iran, de France ou encore de Chypre. (source : LPJ)oOo
Rome - OÙ SONT PASSÉES CERTAINES ARCHIVES DE VATICAN II
Dans son édition du 1er mai 2012 L’Osservatore Romano a publié un article retentissant concernant l’état des archives du Concile Vatican II. Soyons clairs avant que certains médias dénaturent ces informations et leur portée.
En fait, il ne s’agit pas des archives concernant les Déclarations, Décrets et Constitutions, mais de la plupart des compte-rendu des réunions quotidiennes, sur lesquels étaient notés les interventions des divers Pères conciliaires.
Ces notes sont intéressantes pour un historien, mais n’interfèrent en rien et ne remettent pas en cause les textes officiellement promulgués.
Par ailleurs beaucoup d’experts ont publié leur « Journal » personnel du Concile qui recouvrent les même sujets.
Au moment où on célèbre le 50ème anniversaire de l’ouverture du concile œcuménique et avant l’ouverture de l’Année de la Foi qui, selon le Pape Benoît XVI devrait être un bon moment pour relire les documents du Concile « guidé en cela par les textes d’interprétation » l’archiviste en titre de ces documents parle de négligence, de manque de professionnalisme, voire de disparition de certains textes !Ce dont Piero Doria parle ce sont tous les documents, annotations de toutes sortes, billets officiels émis par les secrétaires des différentes commissions, les commentaires non officiels, mais il n’est pas question des textes officiels qui, eux, ont été dument archivés et publiés.
Et cependant il s’agit d’éléments importants, voire essentiels pour la compréhension des débats et l’interprétation future des textes. C’est exactement ce à quoi appelle de ses vœux Benoît XVI : une interprétation correcte qui « permettra le renouveau toujours nécessaire de l’Eglise ».
Or ces archives de Vatican II créées par Paul VI le 27 septembre 1967, transférées de lieux plusieurs fois depuis et finalement confiées le 9 mars 2000 à l’Archiviste de l’Eglise et au Père Doria en charge du catalogage des documents, sont dans un état tel qu’il devient parfois difficile de les restituer dans un ordre soit chronologique, soit thématique : en prenant cette charge, Piero Doria prit en charge 2.001 enveloppes non numérotées ou classifiées.
Il accuse : « il n’y a jamais eu un seul directeur des Archives qui s’y soit dédié … nombre de documents n’ont jamais été proprement archivés ce qui laisse supposer que certains se trouvent à des endroits où ils ne devraient pas être. Pendant deux longues années tous les documents renfermant les réponses des évêques qui forment la base la plus importante des archives ont servi à élaborer les volumes des ‘Acta et Documenta’. On a souvent utilisé les originaux, étant donné qu’il n’y avait pas assez de photocopieuses. Les correcteurs emportaient les documents sans en avertir l’archiviste … »
Rendant compte de son travail dans les colonnes de l’Osservatore Romano, Piero Doria dit que sur un total de 2.153 enveloppes 1.465 ont été inventoriées donnant lieu à plus de 7. 200 pages d’inventaires divisés en 18 volumes, ce dernier n’étant pas achevé, bien que n’étant qu'à la page 408 !
Il reste encore un grand nombre de documents des Archives de Vatican II qui n’ont pas encore été explorés. Ils sont cependant d’une grande importance pour comprendre l’esprit du Concile et qui peuvent permettre une interprétation correcte des documents et de la manière dont ils ont été approuvés par l’ensemble des évêques réunis dans la Basilique Saint Pierre et par Paul VI. (source : Chiesa)
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Grèce - AGACÉS PAR L'INGÉRENCE DU PATRIARCHE
Le 3 mai, à l’occasion du synode permanent de l’Église de Grèce, la lettre envoyée par le Patriarche de Constantinople, Bartholomée Ier, au mois d’avril (dont la réponse avait été reportée) a provoqué une vive tension parmi les évêques.
Dans cette lettre, celui qui est le primat d’honneur de l’Orthodoxie demandait à l’archevêque Hiéronymos d’Athènes et au Saint Synode de Grèce de condamner « d’une seule voix » les anathèmes prononcés début mars par un métropolite grec contre « le pape, les fondateurs du protestantisme et les œcuménistes ».
À la suite de cette lecture, les évêques grecs présents ont unanimement exprimé leur agacement face au ton impératif de la lettre. Un métropolite a estimé qu’il s’agissait « d’une ingérence sans précédent » dans les affaires internes d’une autre Église, ce qui est contraire à l’esprit de l’Orthodoxie, fondée sur un principe de territorialité : « Nous n’acceptons pas des intimations pour quelque chose qui ne les concerne pas directement ».
Malgré son peu d'empressement à un certain œcuménisme, le Synode permanent a toutefois rédigé une réponse qui confirme l’engagement de l’Église de Grèce à rester fidèle à un « dialogue sobre » avec les représentants d’autres traditions chrétiennes.
De plus, les évêques admettent que la position de leur "confrère" était peut-être « exagérée ». Ils n’en cachent pas moins leurs réserves envers l’intervention du Patriarcat de Constantinople. « Des erreurs sont faites d’un côté comme de l’autre », a résumé l’un d’eux.
L'Église de Grèce a une situation particulière au sein de l'Orthodoxie. Elle remonte à la prédication de saint Paul, au Ier siècle. Au IVe siècle, elle se trouve sous la juridiction du Patriarcat de Constantinople, en raison de la dominance impériale. À la suite de l’indépendance grecque (1830), l’Église proclame son autocéphalie et n'est sous aucune juridiction patriarcale. Reconnue par la Constitution, elle est administrée par un Saint-Synode présidé par l’archevêque d’Athènes.À mesure de l’extension du territoire de la Grèce, le Patriarcat de Constantinople lui transfère plusieurs diocèses sous sa juridiction "autocéphale". Au XXème siècle, Constantinople conserve les diocèses du nord de la Grèce. Depuis 1928, ces derniers relèvent spirituellement du Patriarcat de Constantinople, mais sont administrés par l’Église de Grèce. (source : Orthodoxie)
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Irlande - LES DIFFICILES RELATIONS AVEC LE SAINT-SIÈGE
Le 4 mai, parmi les cinq nouveaux diplomates accrédités auprès du Saint-Siège mais ne résidant pas à Rome se trouvait notamment David Cooney, premier ambassadeur irlandais nommé depuis la fermeture de l'ambassade en novembre 2011.
Cette fermeture, était faite, officiellement pour raisons économiques. Le Vatican avait pris acte de cette décision mais, en coulisse, de nombreux membres de la Curie jugeaient que cette passe d´armes assez inhabituelle avec l´Irlande, pays majoritairement catholique, allait bien au-delà des seules considérations financières.
Depuis le départ à la retraite de Noel Fahey, en mai 2011, Dublin ne possédait d´ailleurs plus d´ambassadeur auprès du Saint-Siège mais avait promis de nommer rapidement un diplomate de haut niveau, résident en Irlande. C´est chose faite avec la nomination de David Cooney, qui est depuis 2009 secrétaire général du ministère des Affaires étrangères à Dublin.
L´Eglise catholique et l´Irlande traversent une phase difficile de leurs relations depuis que plusieurs affaires de pédophilie concernant des membres du clergé ont été rendues publiques. Dernier épisode en date de ces tensions, le 3 mai 2012, le premier ministre irlandais Eamon Gilmore a réclamé la démission du cardinal irlandais Sean Brady, mis en cause deux jours plus tôt par un reportage de la BBC l´accusant de n´avoir pas assez dénoncé les crimes d´un prêtre pédophile sur lequel il avait enquêté en 1975.
Le lendemain, le haut prélat a récusé ces accusations précisant en particulier qu´il n´était qu´un simple prêtre à l´époque et n´avait participé à l´enquête qu´en tant que greffier.
Déjà, en juillet 2011, suite à la publication d´un rapport sur des cas de pédophilie dans le diocèse de Cloyne, le Premier ministre irlandais avait publiquement tenu des propos virulents à l´encontre de l´Eglise catholique et de Rome. De façon exceptionnelle, la Secrétairerie d´Etat du Saint-Siège avait alors choisi de rappeler, "pour consultations", le nonce apostolique à Dublin, depuis lors nommé à Prague. (source : Apic)oOo
Allemagne - LE PROCHAIN KATHOLIKENTAG DE MANNHEIM
Le 98ème Katholikentag allemand se déroulera du 16 au 20 mai à Mannheim. Près de 60.000 chrétiens de toute l´Allemagne sont attendus à cet événement dont le président Joachim Gauck, la chancelière Angela Merkel et plusieurs ministres.
Ce Katholikentag qui a pour thème "Oser un nouveau départ", fait la part belle aux réformes internes à l´Eglise et aux débats sur l´avenir socio-politique.
La rencontre débutera par une fête dans les rues de la ville de Mannheim et, dans la cour du château, une célébration de l''Ascension présidée par l´archevêque de Freiburg, Mgr Robert Zollitsch, qui est aussi président de la Conférence épiscopale allemande.
Le Katholikentag, dont l´histoire remonte à 1848, est organisé par le Comité central des catholiques allemands (ZdK) et par le diocèse qui accueille l´événement. Plus de 1.200 événements sont prévus au programme: prières, célébrations, impulsions bibliques, concerts, discussions en podium, conférences sur des sujets particuliers, ... Des initiatives et des groupements ecclésiaux auront également l´occasion de se présenter.
Ce rassemblement constituera une occasion pour plusieurs groupements de relancer le dialogue sur des sujets touchant l´avenir de l´Eglise catholique: le célibat des prêtres, le rôle de la femme dans l´Eglise, la morale sexuelle catholique, ...
Le budget de l´ensemble de la manifestation se monte à près de 8,5 millions d´euros. Il devrait être couvert avec les participations des visiteurs, ainsi qu´avec des dons et des contributions de l´Etat et de l´Eglise. (source : KNA)oOo
Suisse - UNE ÉTUDE SUR L'ÂGE MOYEN DES PRÊTRES
La pénurie de prêtres en Europe inquiète les autorités ecclésiastiques depuis des décennies. En Suisse, les estimations sur l’évolution de leur effectif sont rares, mais une récente étude prédit un déclin accéléré des effectifs d’ici à 2029.
L’Institut suisse de sociologie pastorale (SPI), qui observe depuis longtemps la situation de l’Eglise catholique et de la religion, s’est risqué à faire un pronostic et des projections statistiques jusqu’en 2029, qui figurent dans un ouvrage* fraîchement publié. Comme on pouvait s’y attendre, la tendance à la baisse du nombre de prêtres va se maintenir dans tous les diocèses et pourrait prendre des proportions dramatiques dans certains d’entre eux.
Depuis 1970, le nombre de prêtres diocésains incardinés dans les évêchés suisses a diminué de près de la moitié. En 2029, selon les auteurs, il y aura vraisemblablement 37% de prêtres en moins qu’aujourd’hui, soit un recul de 50% sur une durée de 30 ans. Fait intéressant, en Suisse, le recul du nombre de prêtres ces 30 dernières années s’est révélé supérieur à la moyenne par rapport à la plupart des autres pays d’Europe. En Allemagne et en Autriche, la baisse a été moindre.
Cette diminution est particulièrement sensible dans les diocèses de Bâle et de Saint-Gall, qui ont perdu la moitié de leur effectif en 30 ans. Sur la même période, le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg a vu le nombre de prêtres diminuer de 40%, et celui de Sion de 33%.
La pyramide des âges et le manque de vocations n’incitent pas à l’optimisme. Fin 2009, l’âge moyen de tous les prêtres diocésains se situait à 65 ans. En Suisse, un prêtre sur deux a dépassé l’âge de la retraite. Et l’âge moyen des prêtres en activité se situe à 57 ans. Le vieillissement est particulièrement sensible dans les diocèses de Bâle et de Saint-Gall.
Les nouvelles ordinations ne compensent pas les décès. Les prêtres qui meurent sont trois fois plus nombreux que ceux qui sont ordonnés. Ainsi, au cours des 10 dernières années, seules 143 ordinations ont été enregistrées contre 500 décès.Le petit diocèse de Lugano fait exception à plusieurs titres. Les prêtres diocésains y sont plus jeunes. Les 43% du clergé ont 55 ans ou moins, alors qu’à Bâle et à Saint-Gall, la part des prêtres appartenant à cette tranche d’âge représente à peine 24%. Dans le diocèse de Lugano, les prêtres diocésains de 40 à 44 ans et ceux de 50 à 54 ans constituent les tranches d’âge les plus nombreuses.
D’ici à 2029, le recul prévu atteint seulement 14%. Le petit évêché tessinois comptera alors, en chiffres absolus, autant de prêtres que le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, qui comprend quatre cantons.
Alors qu'en 1991, 177 étudiants étaient séminaristes en Suisse, 20 ans plus tard, ce chiffre a chuté à 88. Les chercheurs prévoient que, au mieux, le nombre des vocations va rester stable. Parmi les facteurs d’incertitude, il faut inclure des changements possibles dans les exigences d'admission et les effets à long terme des révélations d'abus sexuels dans l'Eglise.
Au séminaire de Villars, le recteur Nicolas Glasson a néanmoins bon espoir que la baisse des ordinations sera stoppée ou même inversée, comme cela semble être le cas en France.
«En France dans les 30-40 dernières années, ils ont vécu ce que nous traversons actuellement. Ces dernières années, même si les chiffres sont faibles, ils sont stables et maintenant ils sont en hausse d'environ 10%», assure Nicolas Glasson, en commentant cette étude. (source : Swissinfo)oOo
Suisse - QUAND UN ÉVÊQUE NON-CONFORMISTE S'EXTÉRIORISE
Mgr Felix Gmür a fait salle comble jeudi 3 mai au Centre Saint-François à Delémont, invité par le Service de Formation d´Adultes (SFA),"Je suis un homme spontané, trop authentique parfois", parlant de son parcours et de ses convictions.
"L´art le plus beau, c´est celui de la Création de l´Homme, déclare l'évêque de Bâle. " Un ami m´a dit, tu as été nommé évêque parce que tu aimes les gens. C´est vrai, j´aime beaucoup les gens, chacun et chacune dans leur diversité. J´aime les hommes qui sont beaux et les femmes qui sont belles, comme on en voit parfois sur les prospectus, mais j´aime surtout tous les autres car je vois de la beauté dans chacun d´eux."
" Etre authentique est un défi. Si vous êtes authentique et vrai, ça peut-être dangereux, car vous dévoilez d´une certaine manière ce qui vous habite. Vous vous extériorisez. Je suis un homme spontané, trop authentique parfois, et si l´on me critique pour cela, je me dis, peut-être pour me soulager, que c´est Dieu qui s´extériorise. Dieu s´est extériorisé jusqu´au bout avec l´incarnation de son Fils Jésus Christ."
" Un monde parfait, serait-ce quand ce que Dieu veut est identique à ce que je veux ? Et là, il y a beaucoup de pièges. C´est dans ma devise épiscopale : ´Comprenez bien quelle est la volonté du Seigneur´ c'est-à-dire voir les pièges et ne pas tomber dedans."
Puis l´évêque invite le public à s´exprimer. Quand on lui demande si le Vatican ne serait pas rétrograde, Mgr Felix Gmür répond, "Je n´ai pas l´impression que ça recule, mais plutôt que Benoît XVI veut consolider les acquis. Et cela me convient."
Un autre l'interroge: "Vous apparaissez comme un évêque non conformiste. Est-ce que vous avez déjà eu des problèmes avec ceux qui vous ont nommé ?"
Mgr Gmür répond en souriant: "Non, je n´ai pas eu de problèmes. C´est le Saint-Père qui m´a nommé. Je l´ai rencontré une seule fois, juste pour lui serrer la main et il savait quel âge j´avais, où j´avais étudié, que j´étais le successeur de Mgr Kurt Koch et que j´avais un diocèse très diversifié et donc pas facile. Il a ajouté, ce n´est pas une situation confortable. Ce à quoi j´ai répondu que c´était justement ce qui était passionnant." (source : Apic)oOo
Londres - PAS DE SYMBOLES RELIGIEUX AUX JO DE LONDRES
Pour la 1ère fois, les aumôniers de diverses religions présents aux J.O. de Londres ne pourront plus porter de symboles religieux. Ils devront tous se contenter du mot "Faith"(foi) accompagné du symbole d´un globe et des anneaux olympiques.
C'est la première fois qu'une telle situation se présente, depuis la création des Jeux. Jusqu'à aujourd'hui, les autorités olympiques étaient plus larges d'idées dans leur respect de la responsabilité des décisions et de la liberté des rencontres des athlètes et des personnels avec leurs "religieux". Et cela même lors des JO de 1980 en pays soviétique.
Cette année, seuls les sikhs ont pu obtenir une autorisation spéciale pour porter leur kirpan, poignard traditionnel, malgré les mesures de sécurité.
Une proposition regroupant les symboles des neuf confessions et religions présentes aux jeux n´a pas reçu l´accord de tous les représentants religieux, rapporte le journal "Sunday Telegraph". Placer une croix à côté du croissant causait trop de difficultés.
Au sein du village olympique, un bâtiment indépendant regroupera séparément les cinq grandes religions: chrétiens, musulmans, juifs, hindous et bouddhistes. Dans une annexe se trouveront les bahai´s, les jaïnistes et les zoroastriens.
Les musulmans bénéficieront d´un repas spécial chaque jour pour la rupture du jeûne puisque les jeux se dérouleront durant le ramadan. (source : KNA)oOo
France-Lourdes - ACCORD AVEC LA SNCF – LES VOITURETTES DE MALADES AURONT DES FREINS
Il a fallu huit mois de négociations pour qu’un accord soit signé entre la SNCF et RFF d’une part et les responsables des organisateurs de pèlerinages. Le voyage de pèlerins handicapés et malades était un problème à résoudre pour la SNCF.Les accords de Lourdes 2013-2017, signé le 3 mai sont dans le prolongement de ceux de 2006. Ils prévoient « d’améliorer la qualité de ce service nécessitant des réponses adaptées aux besoins spécifiques des pèlerins, et de répondre aux demandes de transports des organisations de pèlerinages françaises et italiennes dans un cadre économique viable pour les parties ».
Un certain nombre de mesures concrètes et techniques – treize au total – ont été annoncées, notamment pour améliorer la confort de voyage « grâce à un matériel roulant moderne et du personnel sensibilisé ».
Néanmoins, le maire de Lourdes, Jean-Pierre Artiganave, n’est pas rassuré pour autant car, comme il l’avait dit devant l’Assemblée plénière des évêques fin mars, « comment peut-on dire que les nouveaux accords abrogent les précédents, alors qu’ils n’ont jamais été appliqués ? Quelles garanties avons-nous que les nouveaux seront mieux respectés que les précédents ? »
Par ailleurs, les voiturettes bleues de malades tractées par les hospitaliers auront désormais des freins : les six premières ont été remises le 6 mai à l’évêque de Tarbes et Lourdes, Mgr Nicolas Brouwet par le Grand Maître de l’Ordre de Malte, Fra Matthew Festing.
Même si, malgré le relief, il n’y a jamais eu d’accident, pour le secrétaire général de l’Ordre, Alain de Tonquedec, « les voitures vieillissent et on s’est rendu compte que, dans des lieux pas forcément plats, le blocage des roues devenait relativement compliqué et on ne voulait pas faire courir de risques aux malades ». C’est l'Ordre de Malte qui a accepté de supporter la dépense à hauteur de 1000.000 Euros. Selon les chiffres des Sanctuaires, sur les six millions de pèlerins accueillis chaque année, 80.000 utilisent ces voiturettes. (source : AP)oOo
Irlande - SIX PRETRES SANCTIONNÉS POUR "LIBÉRALISME"
Traumatisés par le scandale de la pédophilie, six prêtres parmi quelques 800 prêtres irlandais affichant une contestation libérale de l’Eglise, ont été réduits au silence par Rome.
Il s’agit de « ténors » d’une contestation de certains aspects de l’éthique catholique concernant, entre autres, le célibat des prêtres ou la contraception.
Parmi ceux-ci le P. Brian D’Arcy, très connu du grand public irlandais par son émission radio et des chroniques dans certains journaux. Il accusait le Saint-Siège d’exploiter des failles dans les procédures juridiques intentées contre l’Eglise afin d’esquiver les critiques sur sa gestion des abus sexuels.
La sanction est venue de la Congrégation pour la doctrine de la foi : obligation de soumettre au préalable à sa hiérarchie tout écrit ou émission, surtout quand il s’agit de la doctrine ou de la morale. Fin avril « attristé et déçu », le P.D’Arcy a « fini par accepter » la sentence.
Autre sanction similaire pour l’un de ses confrères, le P.Tonny Flannery, qui est interdit de s’exprimer dans les médias, notamment sur le site de l’Association des Prêtres irlandais (ACP) dont il est l’un des fondateurs.
Cette Association, créée il ya deux ans, regroupe 820 parmi les 3.400 prêtres du pays. Elle prône une évolution de la doctrine de l’Eglise sur le mariage des prêtres etc et également l’ordination de femmes. (source : AP)oOo
France - L’EGLISE RÉAGIT A L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE
Le porte-parole de la Conférence des Evêques de France invite « ceux qui se réjouissent à avoir la victoire humble. Ceux qui ont gagné doivent être attentifs au manque de cohésion.
Mgr Bernard Podvin se dit inquiet de certaines promesses faites pendant la campagne : « Nous sommes dans l’attente d’un calendrier précis. On a besoin de savoir ce qu’il en est sur le plan scolaire, entre les déclarations dures sur l’enseignement catholique faites devant au CNAL, le comité national d’action laïque, et les propositions plus apaisantes tenus par François Hollande ou son entourage sur le même sujet. Qu’en sera-t-il dans les faits ? Le pays a besoin de la contribution positive de l’enseignement catholique à l’éducation. »
Mgr Podvin a également abordé les points éthiques concernant le mariage homosexuel et le problème de l’euthanasie en fin de vie : " Nos convictions sont connues. Il ne s’agit pas d’une position idéologique de l’Eglise, mais de nos convictions qu’il y a des choix qui relèvent de l’intime, et pas de la législation. Faire ces réformes serait inutile. Cela cliverait le pays, qui n’en a vraiment pas besoin."
Mgr Podvin a rappelé que l’Eglise doit être libre et doit pouvoir conserver la liberté de dire ce qu’elle rejette, même si cela doit l’amener à s’opposer à la nouvelle majorité. Ce n’est parce qu’une opinion est majoritaire qu’elle est bonne pour l’homme.
Rejetant l’idée d’un « vote catho », car les choix politiques peuvent être liés à des facteurs affectifs, de situation de famille ou autres, le porte-parole de la Conférence a rappelé la position des Evêques quant aux prochaines élections législatives, « que le choix soit éclairé par la foi, mais je doute que ce soit toujours le cas ». (source : CEF)oOo
Terre Sainte - LA COMMUNAUTÉ CATHOLIQUE CHANTE, EN ARABE ET EN HÉBREU
Le dimanche 6 mai, Mgr William Shomali a rendu visite à la kehilla, la communauté catholique hébréophone de Jérusalem pour célébrer l'apôtre saint Jacques qui fut le premier évêque de Jérusalem. (Actes des apôtres, 12.2).
Le P. David Neuhaus a accueilli le Vicaire patriarcal Mgr Shomali. La messe a été célébrée en arabe, l'évêque du Patriarcat Latin de Jérusalem priant en arabe et l’assemblée lui répondant soit en arabe soit en hébreu pour les chants et les lectures liturgiques.Mgr Shomali a commencé son homélie en anglais et le P. Neuhaus a poursuivi la lecture en hébreu. L’évêque a exprimé sa « joie de pouvoir prier à la kehilla ». Il a souligné « l’importance » de celle-ci « au sein de l’Eglise de Jérusalem ». Il a évoqué les origines de la communauté de langue hébraïque dans la première Église de Jérusalem, dont les membres étaient juifs.
Il a également souligné « l’unité qu’elle forme aujourd’hui avec la communauté de langue arabe, les deux rendant le même témoignage au Messie, en deux langues au sein de deux cultures ».Il a également exprimé le regret de « ne pas avoir appris l’hébreu » quand il était jeune, mais a promis de « revenir ».
Il s’est dit spécialement impressionné par la musique et a proposé une « coopération plus étroite » entre les communautés d’expression arabe et hébraïque pour la composition des chants en disant: « Nos deux langues sont sémitiques et si proches l’une de l’autre que nous pouvons composer des chants dans nos deux langues comme autre expression de notre unité ».
Le diocèse du Patariarcat Latin a environ 70.000 fidèles dans quatre États : Israël, l’Autorité palestinienne, la Jordanie et Chypre. Elle couvre une mosaïque de cultures, langues, religions et traditions. (source : LPJ)oOo
Rome - A LA MARCHE AUX FLAMBEAUX DU COLISÉE DE ROME
La communauté juive de Rome se joint à la « marche aux flambeaux de solidarité » promue par la Communauté de Sant’Egidio, le 9 mai, pour protester contre les attentats sanglants contre les chrétiens notamment au Nigeria et au Kenya.
Pour cette Journée italienne en mémoire des victimes du terrorisme, les lumières du Colisée, un lieu des martyres, seront symboliquement éteintes pour attirer l’attention de l’opinion publique afin de ne pas considérer les persécutions en Afrique avec indifférence.
Y seront représentées toutes les communautés chrétiennes victimes de persécutions ou de discrimination au Nigeria, au Kenya et dans de nombreuses autres parties du monde.« Nous assistons, insistent les organisateurs, à de nouveaux actes de terrorisme et à une violence inouïe, contre les communautés chrétiennes dans le monde ».
Ils invitent « tous les citoyens à manifester leur solidarité et leur proximité à ces communautés chrétiennes persécutées et à repousser et condamner toute forme de fanatisme ou d’extrémisme religieux ».
Ils appellent « toutes les autorités politiques et institutionnelles, la société civile et le monde des associations » à adhérer à cette importante initiative.
La situation, rappelle "Sant'Egidio", est particulièrement grave au Nigeria où la violence n’a pas épargné les lieux de culte, tuant des dizaines de fidèles sans défense, dont des femmes, des personnes âgées et des enfants ».Ces attentats ont fait, le 29 avril dernier, à Kano, Maiduguri et Nairobi 21 morts et plus de 30 blessés : une série d’attentats a en effet été perpétrée contre les chrétiens par l’organisation terroriste de matrice islamique « Boko Haram ». (source : AP)oOo
Iran - CONDAMNÉ A LA PRISON POUR PROPAGANDE RELIGIEUSE
Alors qu’il était déjà en détention depuis 16 mois, le pasteur Farshid Fathi vient d’être condamné à 6 ans de prison pour avoir agi contre la sécurité nationale, entretenu des contacts avec des pays ennemis et fait de la propagande religieuse.
Selon des proches du pasteur protestant, Farshid Fathi serait également victime de mauvais traitements.
Un autre pasteur protestant également en prison, Behnam Irani, a vu sa peine prolongée de 5 ans, alors qu’il aurait dû être relâché en octobre dernier. Irani et Fathi ont tous deux fait appel de leur sentence.
Quant au pasteur Youcef Nadarkhani, condamné à mort pour « apostasie« , il refuse de renier sa foi pour être gracié par le gouvernement iranien.
Les nombreuses arrestations de convertis de l’islam témoignent de la volonté du pouvoir d’intimider et d’écraser le réseau chrétien iranien. tandis que les "Églises de maison" clandestines sont également dans le collimateur de la justice iranienne. (source : AP)