« Jésus guérit beaucoup de gens »

               EN VRAC

                

            UNE PENSEE POUR LA SEMAINE.

" Chaque homme possède son chant intérieur
et il convient de l'entendre, non dans
sa discordance, mais dans son harmonie "

Marie-Madeleine DAVY

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LE SAINT DE LA SEMAINE - Sainte GEORGETTE - 15 février
morte à Clermont-Ferrand vers l'an 500

Elle mourut à Clermont-Ferrand une quarantaine d'années avant qu'y naquît Grégoire de Tours (538)Faut-il croireau beau miracle qui, selon Grégoire, eut lieu lors de son enterrement ?
Ce jour-là, écrit-il, un vol de blanches colombes l'accompagna de la maison mortuaire à l'église. Elle se retirèrent pendant la messe, afin de ne pas distraire les assistants. Puis elles reparurent quand le convoi funèbre s'achemina au cimetière, voletant au-dessus du corps jusqu'à ce qu'on l'eut mis en terre. Elles remontèrent alors au ciel d'où elles venaient, car ces blanches colombes étaient des anges envoyés par Dieu pour honorer la pureté originale de sa servante.
Quant à la vie qu'avait menée Georgette, on peut la résumer en disant que la ville de Clermont, capitale de la Gaule mérovingienne, était trop bruyante et agitée à son goût. Aussi s'était-elle retirée très tôt dans une campagne qu'elle possédait aux environs; et là elle avait passé le reste de sa vie dans la familiarité de Dieu, priant et faisant pénitence autant qu'elle le désirait.

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LE POEME DU JOUR 

         Ballade finale

Ici se clôt le testament
Et finit du pauvre Villon.
Venez à son enterrement,
Quand vous oirez le carillon,
Vêtus rouge avec vermillon,
Car en amour mourut martyr :
Ce jura-t-il sur son couillon
Quand de ce monde voulut partir.

Et je crois bien que pas n'en ment,
Car chassé fut comme un souillon
De ses amours haineusement,
Tant que, d'ici à Roussillon,
Brosse n'y a ne brossillon
Qui n'eût, ce dit-il sans mentir,
Un lambeau de son cotillon,
Quand de ce monde voulut partir.

Il est ainsi et tellement,
Quand mourut n'avoit qu'un haillon ;
Qui plus, en mourant, malement
L'époignoit d'Amour l'aiguillon ;
Plus aigu que le ranguillon
D'un baudrier lui faisoit sentir
(C'est de quoi nous émerveillons)
Quand de ce monde voulut partir.

Prince, gent comme émerillon,
Sachez qu'il fit au départir :
Un trait but de vin morillon,
Quand de ce monde voulut partir.

François VILLON


 

 

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