Faim de quoi ?

 

 

Un texte difficile à nouveau aujourd’hui

Où en provocateur Il leur parle de « Lui »

A tel point qu’à l’instant beaucoup de ses disciples

Lâchent le « peloton »  au milieu des périples

 

Mais revenons au fait Jésus s’est éclipsé

Et à Capharnaüm il est juste arrivé

Dans son côté humain il doit se ressourcer

Se relier à son père … au calme … et méditer

 

Cette foule qui court après ce cher Jésus

Elle apparaît touchante et un peu farfelue

Dans sa « traque » obsédée aux moindres faits et gestes

Ne « volant » pas très haut en « pékins » manifestes

 

Qu’ont-ils vraiment compris ? Qu’ils pouvaient se nourrir

Jusqu’à la satiété … à bon compte … et guérir

Ont-ils entraperçu des moments de partage

Qu’ils ne voient pas toujours pris par leur  « bavardage »

 

Chacun va « patauger » dans sa compréhension

« Une autre nourriture » ?  éternelle ? et c’est bon ?

Noyés dans le terrestre il leur est difficile

De transposer « le pain » en  « énergie subtile »

 

Dans cette vie humaine on est trop terre à terre

Et le besoin vital bien souvent on l’enterre

On est dans l’étriqué … le quotidien boiteux

Si loin de l’ « éternel » qui nous rendrait heureux

 

La vie sur cette terre est un apprentissage

Un chemin obligé pour capter le message

Une préparation à plus d’humanité

Pour aller vers l’ « Amour »  et la fraternité

 

 

                                                                           Kristo

Marseille le 2 Août 2009

Evangile selon Saint Jean  (6, 24-35)

 

- - - - - -

Pains…poissons et compagnie !

 

 

Jésus est à nouveau entouré par la foule

Qui se presse affamée et que rien ne refoule

Elle a tellement vu de signes accomplis

Qu’elle en attend encore et encore et le suit

 

Il faut trouver du pain pour nourrir tout ce monde

Mais Philippe ne voit rien qui ne corresponde

Seul un jeune « garçon » a cinq pains … deux poissons

Mais c’est vraiment très peu pour calmer ces « gloutons »

 

A cet instant présent la question se repose

En divers coins du monde où le « ventre »  indispose

Nous sommes un peu trop tranquilles en nos vies

Alors que près de nous la faim les « refroidit »

 

Et dans notre poubelle on peut hélas trouver

Du pain et du poisson … c’est à halluciner !

Le pain « source de vie » doit être distribué

Le « poisson »  lui aussi en « solidarité »

 

Le chiffre de « cinq mille » est notre « humanité »

Qui a faim d’absolu et soif de « Vérité »

L’argent prend bien souvent la place de la « Foi »

Pourtant tout vient de « Lui »  ce qu’on oublie parfois

 

Le sens de ce message il était clair je pense

« Ramassez les morceaux » c’était là évidence

Pour que « rien ne se perde » et qu’en toute logique

La nourriture soit respectée dans l’éthique

 

La « foule » a faim de « pain » mais aussi de « Parole »

Et le pain que l’on rompt ensemble est un symbole

Important aujourd’hui de ne plus gaspiller

Et comme en ce temps là  « Pain »  il faut partager

 

 

                                                                           Kristo

Marseille le 26 Juillet 2009

Evangile selon Saint Jean  (6,1-15)

 

 

- - - - -

Rien n’a changé …

 

 

C’était au bord du lac à nouveau qu’ils étaient

Ils entouraient le Maître à qui ils racontaient

Tout ce qu’ils avaient fait et avaient enseigné

A l’innombrable foule autour d’eux assemblée

 

Jésus les observant leur dit : « Reposez-vous »

Vous êtes fatigués … « à plat » …  « sur les genoux »

Venez donc à l’écart et dans un lieu désert

Vous récupérerez en vous mettant  « au vert »

 

J’utilise des mots d’aujourd’hui pourquoi pas

Si ça peut vous parler lors ne m’en voulez pas

Je ne touche à l’Esprit seulement à la « lettre »

Et le plus important n’est-il pas de transmettre

 

Identiques les temps car l’humain est toujours

En recherche d’un sens à sa vie … d’un « discours »

Et comme cette foule accourue pour le voir

Il est présentement en quête d’un  « espoir »

 

Si l’on veut rencontrer la « Vérité » suprême

Il faut faire silence et descendre en nous-mêmes

Dès lors comme à la foule en pleine compassion

Il viendra nous parler avec cœur et passion

 

Nous errons tout autant ainsi qu’à Tibériade

Rouspétant sans arrêt … au top en jérémiade

Succombant sous le « charme enjôleur » de ces flûtes

Qui savent « attirer »  provoquant bien des chutes

 

Heureusement Il est pour sûr compatissant

Et à bien des égards Il veille en pardonnant

Marquons des temps d’arrêt pour « écouter » sa voix

C’est la priorité dans l’urgence d’un choix

 

                                                                           Kristo

Marseille le 19 Juillet 2009

Evangile selon Saint Marc  (6, 30-34)

 

- - - - - -

Deux par deux …

 

 

Jésus vient de subir échec et déception

Avec ses « messagers » dits « chargés de mission »

Il va les envoyer dès ce jour deux par deux

Parcourir les chemins … les sentiers poussiéreux

 

Ils devront « annoncer » et chasser les démons

Voyager très « léger » par les vaux et les monts

Détachés de tout bien sans monnaie et sans sac

Comment ont-ils donc fait pour n’avoir point le trac ?

 

Jésus leur avait dit « chaussez vous de sandales »

Un bâton seulement … conditions idéales

Pour ne pas se charger avec de l’inutile

Qui encombre vos vies et nous rend si fragile

 

Ne papillonnez pas … restez au même endroit

Dans la même maison c’est beaucoup plus adroit

Mais si en quelque lieu il n’y a pas d’écoute

Secouez la poussière et reprenez la route

 

C’était y’a deux mille ans du vivant de Jésus

Mais là dans l’aujourd’hui êtes vous convaincus

De vivre au jour le jour dans un dépouillement

De l’âme et de l’esprit « écologiquement »

 

Je joue avec les mots car il faut s’alléger

Pour que sur le « parcours » on le laisse guider

Et nos pas et nos vies en efficacité

Pour pouvoir s’approcher du but tant recherché

 

Les vacances sont là et en « ambassadeurs »

Il nous faut l’exporter au-delà de nos cœurs

Avec diplomatie … avec sérénité

« Deux par deux »  si possible ainsi qu’il l’a prêché

 

                                                                           Kristo

Marseille le 12 Juillet 2009

Evangile selon Saint Marc  (6, 7-13)

 

 

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Nul n’est prophète en son pays …

 

 

Un prophète est toujours très marginalisé

Car bien sûr il dérange en  « personnalité »

Et pourtant il ne fait qu’écouter les messages

Venus de l’au-delà rejetant les « truquages »

 

C’est ainsi que Jésus un beau jour se risqua

A enseigner sans peur un matin de Sabbat

Dedans la synagogue au milieu d’auditeurs

Qui furent stupéfaits de ce nouveau « docteur »

 

Un simple charpentier !  Oui le fils de Marie !

Cela n’est pas possible ! Où a-t-il donc appris

Une telle sagesse et propos « éclairé »

Sans être un « érudit » sans avoir « étudié » ?

 

« Prophète en son Pays » cela n’est pas possible

Il faut quitter son lieu pour devenir crédible

Il faut quitter parents ainsi que sa maison

Partir vers l’inconnu pour fuir toute sanction

 

« Hors du temps » un prophète est souvent jalousé

Par tous ceux qui sont sûrs d’avoir la « Vérité »

L’Homme imbu de pouvoir se plaît à classifier

Et à étiqueter pour place se donner

 

Un prophète est mal vu car souvent il sermonne

Sans du tout le vouloir et lui-même s’étonne

De ce qu’il a pu faire avec autorité

Porté par le divin dont il est habité

 

Il est un « éclaireur »  absolument guidé

Mais à contre courant il est fort méprisé

Aujourd’hui à nouveau on en a bien besoin

Pour sortir du chaos et servir de « témoin »

 

 

                                                                           Kristo

Marseille le 5 Juillet 2009

Evangile selon Saint Marc  (6, 1-6)

 

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Une « force »  en nous …

 

 

Jésus a traversé le lac vers l’« autre rive »

La foule autour de lui se presse interactive

Un chef de synagogue accourt pour demander

De vite intervenir pour sa fille en danger

 

Chacun veut l’approcher et surtout le toucher

Ne dit-on pas souvent que la foi peut sauver

Alors dans ce contexte ils veulent tout tenter

Ils sont prêts à se battre et même à l’écraser

 

La femme à cette époque est chose négligeable

Le sang la rend impure et la mort intouchable

Mais Jésus n’a pas peur de braver l’  « interdit »

Pour bien leur démontrer qu’un « temps » certes finit

 

Chaque histoire est unique et chaque humain aussi

Mais on a en commun une force de vie

Qui peut jaillir soudain chaque jour en tout lieu

Chaque fois qu’on y croit … chaque fois qu’on le veut

 

La force de l’Esprit est souvent ignorée

Et elle est en chacun quelquefois bien cachée

Elle n’attend qu’un mot … qu’un geste pour agir

Tout juste un peu de foi pour la faire surgir

 

On traverse des morts au cours de toute vie

Et là à chaque fois une étape est franchie

C’est la fin de l’enfance et puis de la jeunesse

La fin d’un âge adulte où l’amour est tendresse

 

Guérison … maladie … restent d’actualités

Des mots au sens divers souvent inexpliqués

Des  « changements d’état »  uniques pour chacun

Des « passages »  de vie vécus au quotidien

 

 

                                                                           Kristo

Marseille le 28 Juin 2009

Evangile selon Saint Marc  (5, 21-43)

 

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Au cœur de la tempête …

 

 

Le soir vient de tomber Jésus va demander

D’aller sur l’ « autre rive »  où il doit continuer

Le chemin parcouru chez les galiléens

Dans cette Décapole où vivent les païens

 

C’est quitter quotidien pour un terrain hostile

Où il faut s’adapter à l’autre … difficile

La peur de l’inconnu elle est toujours actuelle

Et la confiance en nous n’est pas souvent réelle

 

La barque est cette vie que l’on maîtrise peu

Comme l’élément « eau »  pour le moins dangereux

Avec ses hauts … ses bas … ses moments de tempête

Ses moments d’accalmie qui font perdre la tête

 

Les disciples ont peur tout comme nous bien sûr

Quand on est désarmés devant notre futur

Peut-être devrait-on alors comme Jésus

Imposer le silence au « mauvais »  un peu plus

 

Dans cette traversée aux risques imprévus

Notre foi est testée quand nous sommes perdus

Et c’est là que l’on doit faire confiance au Maître

Dans l’espérance vraie pour le voir apparaître

 

Au milieu du chaos dans les difficultés

Dont cette vie nous comble en toutes variétés

La barque est trop souvent tout près de chavirer

Mais quand on se voit mort il vient nous protéger !

 

Question : « Qui est-il donc »  comme ils disaient entre eux

Pour que la mer … le vent … se plient à tous ses vœux

Et si nous l’imitions dans les instants de peur

Nous tiendrions le cap et lui ferions honneur

 

 

                                                                           Kristo

Marseille le 21 Juin 2009

Evangile selon Saint Marc  (4, 35-41)

 

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Faim et Soif …

                 d’un monde nouveau

 

On célébrait avant en juin la  « Fête Dieu »

C’étaient des processions le dimanche en tout lieu

Avec des reposoirs et le  « Saint Sacrement »

Des pétales de fleurs sous l’ostensoir souvent

 

C’était l’adoration de Jésus en « hostie »

Le « divin prisonnier »   d’un tabernacle … en vie

Celui qui ne disait  « Mettez vous à genoux »

Mais  « Prenez et mangez »  c’est si bon et si doux

 

Qu’est-ce qu’un sacrement ?  On dit que c’est un « signe »

Une réalité qu’Il veut que l’on  « surligne »

Des « paroles » imagées …les « gestes » d’un partage

Dans le  « pain » et le « vin » laissés en héritage

 

Il faut nourrir son corps car sinon nous mourons

Mais l’autre « nourriture » elle nous la « zappons »

Celle qui guérit tout comme au temps du « connu »

Difficile d’y croire alors qu’on ne l’a vu

 

Lorsque Jésus se donne en cette « communion »

Il nous engage sûr dans une pleine union

Renouvelant alors la « Cène » en intention

Nous nous confortons là dans notre conviction

 

La « solidarité » est dans le pain rompu

Et la « fraternité » dans ce vin qui est bu

C’est partage en un mot avec les non pourvus

Lorsqu’il vient habiter nos pauvres corps fourbus

 

Nous avons « faim et soif » d’un changement de vie

Tout au fond de nos cœurs car l’Homme est en survie

Il faut se bagarrer pour un monde nouveau

Nous trouverons la Paix en sortant du « tombeau »

 

                                                                           Kristo

Marseille le 14 Juin 2009

Evangile selon Saint Marc  (14, 12-16.22-26)

 

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Des mots pour le dire …

 

 

Le mot de « Trinité » n’est pas dans l’Evangile

C’est au troisième siècle où il paraît utile

De créer un « concept »  qui peut concrétiser

L’ « Image » de ce « Verbe »  qui nous porte à aimer

 

Il y a le « Divin » et il y a « Jésus »

Dans cette « Trinité » et l’  « Esprit Saint » en plus

Un « mystère » évident dans un fonctionnement

Que la science ne peut expliquer au présent

 

Car cette « Trinité » c’est un « relationnel »

Omniprésent de fait et pourtant bien virtuel

C’est une communion sans pourcentage fixe

Où certes le divin est très souvent prolixe

 

C’est comme un cœur qui bat … un poumon qui respire

Faisant partie du « Tout »  … ce à quoi on aspire

Un véritable échange en participation

Où l’on met ce qu’on veut de collaboration

 

C’est la présence vraie en nos corps du divin

Comme l’avait écrit  « Matthieu »  en vrai dauphin

« Moi je suis avec vous jusqu’à la fin du monde »

« Je ne vous quitte pas » … quelle vision féconde

 

Le « divin » est partout mais comment le trouver ?

Comment le définir ? Comment le rechercher ?

Cela n’est important … chacun a sa manière

Chacun a son chemin pour éviter l’ « ornière »

 

Le « mystère » est entier et ne peut se comprendre

Les mots ne peuvent pas traduire il faut apprendre

A dépasser le « Texte »  pour transcender l’ « Ecrit »

Et nos cœurs s’ouvriront pour que souffle l’ « Esprit »

 

                                                                           Kristo

 

Marseille le 7 Juin 2009

Evangile selon Saint Matthieu (28, 16-20)

 

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L'Esprit Saint... notre guide

 

 

L’Esprit Saint ne suit pas « Programme pastoral »

Il s’amuse et se rit de ce qui est normal

S’il y avait un prix du plus grand humoriste

Dieu l’aurait sans conteste depuis qu’il existe

 

Nous ne dirigeons rien dans une action pour Lui

C’est Lui qui nous dirige efficace et sans bruit

Dès lors on ne sera vraiment utilisable

Que dans la confiance en étant « perméable »

 

Certains théologiens ont parfois oublié

Que Dieu fait ce qu’Il veut   « sa rationalité »

Et que nos plus grands Saints sans « théorie » étaient

N'écoutant simplement qu’un Dieu qu’ils adoraient

 

Car sans a priori leur esprit était proche

De l’enfant innocent un tantinet « gavroche »

Suivant Dieu par instinct sans calcul et sans peur

Mettant tout leur savoir dans la raison du cœur

 

Les « Maîtres » périront laissant place aux « Témoins »

Souvent bien moins instruits mais l’  « Evangile aux poings »

Il est temps désormais de « transcender » l’écrit

Pour écouter vraiment ce que souffle l’Esprit

 

Très dur de le capter au sein du quotidien

Formatés que l’on est en science et cartésien

Et pourtant cet « Esprit » dans le cœur de chacun

Il parle en toute langue indiquant le  « chemin »

 

L’Esprit Saint est folie … Il se rit de l’humain

C’est un « Jésus vivant »  qu’Il veut en nous demain

Car le plus beau discours s’il n’est pas  « habité »

N’a jamais convaincu ni donné  « Vérité »

 

                                                                           Kristo

 

Marseille le 31 Mai 2009

Evangile selon Saint Jean  (15, 26-27 ; 16, 12-15)

 

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Consécration …

 

 

A l’instant où il passe de ce monde à son Père

Jésus lève les yeux humblement en prière

« Père je te demande en cet instant de gloire

Qu’ils soient un comme nous … Que perdure l’Histoire »

 

Ces paroles ne sont exactes je le sais

Mais l’esprit est dedans … « Garde les du Mauvais »

Ils ne sont de ce monde et pourtant l’instruction

C’est qu’ils doivent ce jour y rester en mission

 

Leur chemin est en bas pour l’instant c’est ainsi

J’ai veillé sur eux tous … je veillerai aussi

De là-haut près de toi leur envoyant bientôt

L’Esprit pour les aider dans leurs vies au plus tôt

 

Jésus voulu confier à son Père en partant

Ses biens les plus précieux … eux et nous … épatant !

Il va donner dès lors un sens à une « histoire »

A une longue marche en Amour et au « croire »

 

Ce n’est pas « consacrer » dont veut parler Jésus

Plutôt de « sanctifier » ce qui est beaucoup plus

D’ailleurs la sainteté implique la notion

De se « relier » à lui entier sans restriction

 

Alors en « sanctifiés » nous seront d’éternels

Contestataires vrais et nous serons « réels »

Combattant chaque jour le « prince de ce monde »

Le « père du mensonge » qui tue chaque seconde

 

Sanctifiés dans l’Amour nous ne craindrons plus rien

Plus d’asservissement alors au quotidien

Plus de dominations … de vils comportements

« Nimbés de vérité » nous vivrons bien « présents »

 

 

                                                                  Kristo

Marseille le 24 Mai 2009

Evangile selon Saint Jean  (17, 11-19)

 

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Dernières consignes …

 

 

C’est le Temps de l’adieu … le Temps du testament

Du mont des Oliviers il s’en va doucement

Au cœur de la nuée il tend à disparaître

Celui qu’ils aimaient tant et qu’ils appelaient « Maître »

 

Depuis quarante jours il était à nouveau

Revenu parmi eux délaissant le tombeau

Et nous devons c’est sûr lui emboiter le pas

Si l’on veut parvenir à joindre l’au-delà

 

Dans cette élévation de la nature humaine

La nature divine apparaît plus certaine

Terre et ciel se relient soudain devant nos yeux

Spectacle terrifiant mais aussi lumineux.

 

Les apôtres fixaient là-haut le firmament

Deux hommes les renvoient tout à fait calmement

A la terre où ils sont et doivent continuer

La mission de Jésus … réveiller … annoncer

 

Avec cette ascension un horizon immense

Se dévoile d’un coup d’une manière intense

La tristesse et la peur laissent place à la joie

Grâce à l’ « élu »  venu pour nous ouvrir la voie

 

Vers la « paix intérieure » et la paix de l’Esprit

Entre l’Homme et son Dieu … c’est pour ça qu’il souffrit

Car il n’y a départ mais un simple passage

De la terre au divin en merveilleux présage

 

Pour arriver un jour à parvenir ensemble

A la vraie connaissance établie qui rassemble

Superbe « Trinité »  dans l’Unité du cœur

Dont il sut témoigner ce grand  « animateur »

 

 

                                                                  Kristo

Marseille le 21 Mai 2009

Evangile selon Saint Marc (16, 15-20)

 

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Plus fort que tout…Aimer

 

 

Un verbe magnifique où l’on doit conjuguer

La passion du « vécu » … des choix pour mieux cibler

Ce qui fait une vie dans sa complexité

Ce qui fait que l’on est dans une « intensité »

 

L’Amour est un voyage il ne connaît de port

Il est comme un mirage et pourtant il s’en sort

C’est le plus beau cadeau que l’on peut recevoir

Quand on ne s’y attend au cœur du désespoir

 

L’Amour sait se donner dans une plénitude

Qui ne connaît calcul … hypocrisie … étude

C’est la petite fleur au milieu du désert

Le gâteau … un point d’orgue à la fin du concert

 

L’Amour est patience au regard de l’attente

En spontanéité bien souvent il régente

Il est au quotidien une source de vie

Qui nous maintient debout en sa folle énergie

 

C’est une vraie valeur de l’affectivité

Dans l’épanouissement de l’être tant aimé

Il est fécondité dans l’essence suprême

Il appelle … il agit … en communion … bohême

 

Il est dans le pardon et dans la qualité

De simples sentiments qu’on a « en vérité »

C’est un faire grandir … la réalisation

Dans le partage vrai présent dans une action

 

Nous vivons pénurie d’amour et de sagesse

Et non pas de pétrole et c’est grande tristesse

Le manque destructeur … ne pas s’aimer tout court

Ne pas aimer assez … faire fi de l’amour

 

 

                                                                  Kristo

Marseille le 17 Mai 2009

Evangile selon Saint Jean (15, 9-17)

 

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Les sarments…la vigne et le vigneron …

 

 

Dans cette métaphore on crie à l’injustice

Et notre libre arbitre il se trouve au supplice

Car il semble puissant ce « maître » décideur

Ce « vigneron » nommé qui apparaît sans cœur

 

Le choix apparemment semble bien minuscule

On pourrait même croire qu’Il nous manipule

Soit se laisser porter décidant qu’on le suit

Soit se faire « jeter » tel un sarment sans fruit

 

Lorsqu’en pompeurs de sève ils se « bouffent » entre eux

Les « rejetons » du cep sont classés dangereux

Mais quel que soit l’instant on peut réorienter

Puissances de penser … d’agir … et puis d’aimer

 

On constate souvent que c’est lorsqu’on s’éloigne

D’une certaine éthique et que l’on perd la « poigne »

Qui protège nos vies sans s’en apercevoir

Que disparaît la joie et quelquefois l’espoir

 

Le cœur devient plus lourd et la vie bien moins belle

Il y met tant là-haut dedans notre escarcelle

Alors quand Il est loin … très loin à l’horizon

On se sent orphelin victime d’abandon

 

C’est en nous libérant de nos peurs dans nos vies

De notre « mégalo »  … de nos tristes envies

Que l’on pourra donner du fruit de qualité

Que l’on pourra ainsi vivre en sérénité

 

On est tous des « sarments » perdus dans l’univers

Plus ou moins « rattachés » et trop souvent pervers

Laissons-nous « nettoyer » pour que les fruits soient beaux

Et là le « vigneron » nous lancera  « Chapeaux » !

 

                                                                  Kristo

Marseille le 10 Mai 2009

Evangile selon Saint Jean (15, 1-8)

 

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Un seul troupeau pour un pasteur…

 

 

Jésus disait aux Juifs : « Je suis le bon pasteur »

Il s’était incarné pour être un rassembleur

De toutes les brebis disséminées sur terre

En différents troupeaux qui se font tous la guerre

 

Un berger on le voit dans un vert pâturage

Mais le monde aujourd’hui est plutôt davantage

Un bourbier inquiétant où la brebis perdue

Espère malgré tout être enfin secourue

 

Le métier de berger est vraiment difficile

Il ne les quitte pas un instant et habile

Il aide à « mettre bas » quand le temps est venu

Que la grâce est donnée d’un saut dans l’inconnu

 

Le berger ne fait qu’un avec chaque brebis

Il « paie » de sa personne et relève défis

Patient et courageux il n’en néglige aucune

Pas plus de hiérarchie que de place en « tribune »

 

L’image du mouton est certes dégradante

Car c’est un animal qui suit en dilettante

Mais n’est-ce pas le cas bien souvent de l’humain

Qui face aux  « dirigeants »  obéit peu malin

 

Alors que l’on ne doit suivre que le « pasteur »

Pour former le « Troupeau » dont Il est géniteur

Beaucoup de « bergeries » à notre époque encore

Occupent le terrain et les chefs … on adore !

 

Il faut abandonner  « l’esprit d’un mouvement »

Pour suivre « mouvement de l’Esprit »  dissident

Et travailler ainsi pour le salut du monde

Car on est dans les Temps où la « Lumière » abonde

 

 

                                                                  Kristo

Marseille le 3 Mai 2009

Evangile selon Saint Jean (10, 11-18)

 

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Accomplissement …

 

 

Cette résurrection qui vient de s’accomplir

Met un terme à l’Ancien Testament pour finir

Un long cheminement vient de se clôturer

L’ « Histoire continue » mais pour mieux basculer

 

Jésus a délivré l’important du « Message »

Il nous faut maintenant quitter le marécage

Où l’on a pataugé durant ces deux mille ans

Aujourd’hui l’humain doit se redresser céans

 

Les guerres de clochers comme de religions

Aux quatre coins du globe sont prémonitions

Que le monde ne peut continuer comme avant

Cette vie « étriquée » qui le porte au néant

 

Jésus n’était venu monter nouveau « système »

Mais ouvrir notre esprit à ce qui fait problème

Accomplissant l’ « Ecrit »  pour que l’ « intelligence »

Puisse guider nos vies en sa vraie compétence

 

Depuis deux mille années l’humain n’a progressé

Chaque « groupe »  croit dur qu’il a la vérité

Et pourtant doucement un « réveil des consciences »

Pointe son bout de nez au-delà d’apparences

 

Nous sommes les  « témoins » de cette conversion

Qui met un point final à la digne mission

Qu’il avait acceptée en s’incarnant sur terre

Puissions-nous seulement être moins terre à terre !

 

La « Pâque » est au présent … Jérusalem au cœur

De conflits meurtriers tient la place d’honneur

Stupéfaits et tremblants tout comme les disciples

On est bien ballotés au milieu des périples

 

 

                                                                  Kristo

Marseille le 26 Avril 2009

Evangile selon Saint Luc (24, 35-48)

 

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Visible et invisible …

 

 

« C’était après la mort de Jésus »  cette fois

Ils avaient peur des Juifs et étaient aux abois

Les portes verrouillées … en proie au désarroi

Ils mourraient tous de « trouille » ayant perdu la foi

 

Le grand frère Thomas « Didyme » le jumeau

N’ayant pas vu Jésus rejetait à nouveau

Les propos expliquant une résurrection

Balivernes bien sûr ou hallucination

 

Pourtant il faut noter que le seul des disciples

A ne pas avoir peur face aux périls multiples

C’était notre Thomas qui lui avait osé

S’éloigner des amis et du lieu protégé

 

Cet acte courageux est témoin de sa foi

Oui malgré l’apparence il croyait en ce « roi »

Les paroles souvent dépassent la pensée

Car l’âme par moment n’est pas toujours reliée

 

« Mon Seigneur et mon Dieu » est preuve de cela

C’est la grâce donnée immédiatement là

Il va comprendre alors ce dont parlait Jésus

Et « voir » avec son cœur bravant les imprévus

 

A notre époque on est bien obligé de croire

Dans la raison du cœur puisqu’on est  « hors l’histoire »

Ce qui fait qu’aujourd’hui on peut plus le toucher

Mais on peut le sentir quand on sait se « brancher »

 

Thomas est l’un de nous lorsqu’on est submergé

Par notre cartésien et dès lors aveuglé

L’ « Eglise Universelle » est hélas invisible

Mais la foi est confiance en l’ « incompréhensible »

 

 

                                                                  Kristo

Marseille le 19 Avril 2009

Evangile selon Saint Jean (20, 19-31)

 

- - - - - -

 

Nouvelle naissance …

 

 

C’est Marie-Madeleine arrivant au tombeau

Pour embaumer le corps qui va « tomber de haut »

La pierre est enlevée … le cadavre n’est plus

Que s’est-il donc passé ? Qu’a-t-on fait de Jésus ?

 

Lors la simple vision dans cette grotte vide

D’un linge bien roulé éclaire le sordide

De cette mort atroce incomprise et horrible

Qui fut mise en exergue au niveau de la Bible

 

Pour Jean dès son entrée c’est le « déclic du cœur »

Il « voit » et il « comprend »  Tout prend de la valeur

Les paroles du Maître ont un sens d’un seul coup

La « Transfiguration » prend forme tout à coup

 

Il faut parfois du temps et du recul pour voir

La lumière apparaître après un grand trou noir

La foi ne se transmet elle ne peut venir

D’un formatage idiot … il faut la ressentir

 

L’éprouver dans sa chair et son cœur et son âme

Et Lui seul choisit l’heure en ne donnant de blâme

La foi est une grâce où l’on perçoit soudain

Cette petite voix qui nous prend par la main

 

La foi ne doit pas être une sorte d’opium

Pour surmonter l’angoisse et le funérarium

S’il n’y avait plus rien après la fin de vie

Ce séjour ici-bas tiendrait de l’utopie

 

Pâques c’est le message où la résurrection

Nous indique un chemin de vraie libération

Après la vie sur terre est l’accomplissement

L’envol vers la Lumière en un divin moment

 

 

                                                                           Kristo

Marseille le 12 Avril 2009

Evangile selon Saint Jean (20, 1-9)

 

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Un côté pile …

              Un côté face …

 

Toute l'activité de Jésus jusqu'alors

Se place en Galilée c'est-à-dire au dehors

De cette capitale où chaque année l'on vient

Pour la Pâque prier au Temple où Il se tient

 

Paradoxe curieux cette célébration

Que celle des rameaux avec l'acclamation

De la foule joyeuse au début à l'entrée

Pour finir par l'appel au meurtre signifié

 

On notera en fait que depuis le début

C'est l'incompréhension dans le malentendu

Sur la « révolution » que ces gens attendaient

Dans un renversement auquel ils aspiraient

 

Ce n'est sur un cheval noble et belle monture

Mais sur un pauvre ânon que Jésus s'aventure

Un petit âne « neuf » pour l'inauguration

De la vraie « royauté » totale innovation

 

Comme à chaque massacre on pose la question

Pourquoi ce Dieu Amour ne fait intervention ?

Pourquoi cette souffrance et ces humiliations ?

Pourquoi toutes ces guerres ? Ces viols ? Ces exclusions ?

 

Car on porte toujours la même ambiguïté

Tantôt acteurs de meurtre … tantôt de charité

Ce qui s'est passé là se produit dans nos vies

Sauf qu'on part de la mort pour l'Amour infini

 

On se sent toujours seul en « spiritualité »

Comme à Gethsémani mais pas abandonné

Car Il est toujours là pour nous accompagner

Si on le lui demande en vue de progresser

 

                                                                           Kristo

Marseille le 5 Avril 2009

Evangile selon Saint Marc  (11, 1-10)

 

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Vers la plénitude …

 

 

Nous sommes dans les Temps où Jésus s’achemine

Vers le mont Golgotha … où la foule assassine

Va demander sa mort sans trop savoir pourquoi

Suivant comme moutons les prêtres et la loi

 

On est en plein Carême il faut s’interroger

Va-t-on donner du fruit ou se ratatiner

Comme « peau de chagrin »  en terriens lamentables

Accrochés à nos « dieux »   vraiment « indécrottables »

 

On parle bien souvent de l’heure d’arrivée

De l’heure de départ … d’une heure appropriée

Quand il y a « rencontre » on parle aussi de l’heure

D’un « Temps »  maître de tout  « puissance supérieure »

 

Mais l’ « Heure »  de Jésus c’est l’heure de sa mort

Où dans la plénitude il va en plein accord

Accomplir la mission qu’il avait acceptée

Pour nous montrer chemin … la fin d’une épopée

 

Notre vie pourrait sûr ressembler à la sienne

Il faudrait simplement en fait que l’on convienne

De suivre son exemple en se laissant porter

Par l’Esprit intérieur qui sait si bien guider

 

Il est vain de vouloir « réussir dans la vie »

Il suffit seulement de « réussir sa vie »

Dépassant notre peur pour se montrer humain

Bienveillant … généreux … en tendant notre main

 

La mort n’existe pas … elle n’est qu’un passage

Vers l’au-delà divin au cœur de son message

Cette « fraternité »  dont il rêvait  « Poète »

Est dans l’humanité qui peuple la planète

 

                                                                           Kristo

Marseille le 29 Mars 2009

Evangile selon Saint Jean  (12, 20-33)

 

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Etre vrai …

            Tomber le masque …

 

Etre vrai … un défi qui n’est pas si facile

Pour l’humain incarné un pauvre être fragile

Qui travestit en fait parce que vulnérable

A la « flute enchantée » tout à fait agréable

 

Alors sur cette terre il vit dans le paraître

Loin de la « vérité » qui le ferait renaître

S’accepter tel qu’il est s’avère difficile

Face à ces prédateurs dont la force est subtile

 

En langage biblique un sens différencié

Est attaché au mot concret de « vérité »

Il est l’équivalent du mot « fidélité »

Du mot « stabilité » … du mot « solidité »

 

On parle bien souvent de lumière du monde

De « ténèbres » aussi et de vie moribonde

Camoufler est tentant mais on est dans le faux

Car on renonce alors à nos « fondamentaux »

 

C’est un combat constant et vraiment sans égal

La dure opposition du bien contre le mal

Et l’on descend parfois au fond de certains puits

Tout à fait attirants et quelque peu fortuits

 

Et là il faut taper du pied pour remonter

Vers le haut … la lumière … et ainsi le quitter

Ce trou noir où nos corps venaient de s’engluer

Pour retourner vers Lui en se laissant « happer »

 

Un jour ou l’autre il faut en condition humaine

S’aimer tel que l’on est pour que l’autre vous aime

Et lâché le « Serpent de bronze » un beau matin

Pour gagner en Amour tourné vers le divin

 

                                                                           Kristo

Marseille le 22 Mars 2009

Evangile selon Saint Jean  (3, 14-21)

 

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Le vrai Temple …

 

 

C’est dans un « coup de sang » que Jésus interroge

Nos esprits et nos cœurs pour qu’ainsi on déloge

Ce mal qui nous taraude envers et contre tout

Tel le « marchand du Temple » avide touche-à-tout

 

Il va donc troquer là sa divine douceur

Contre « sainte colère » en vrai inquisiteur

De nos âmes perdues donnant « coup de balai »

Ce purificateur qui ne laisse délai

 

Bien trop souvent hélas on est en marchandage

Dans un « donnant –donnant » qui tient du sabotage

Car Lui donne toujours dans une gratuité

Que le cerveau humain n’a pas imaginé

 

Nos âmes encombrées ne savent plus « cueillir »

Ce divin merveilleux qui nous ferait grandir

Et l’on reste accroché à ces « Temples » de pierre

Où l’on vient quémander des faveurs en prière

 

Il avait aboli « sacrifice » et « maison »

Et on les continue ce qui est trahison

La « folie de l’Amour » est bien loin de nos vies

Beaucoup trop étriquées … si souvent asservies

 

La « Puissance d’Amour » n’a pas de besoin de toit

Mais d’un ciel étoilé divin comme il se doit

Le nouveau Temple vit dans chaque battement

De cœur où resplendit total enfantement

 

Urgent de nous « relier » en Vérité ce jour

Dépassant le « trafic » pour la grâce d’Amour

Notre corps désormais fait office de « Temple »

Celui dont Il parlait et dont il est l’exemple !

 

 

                                                                           Kristo

Marseille le 15 Mars 2009

Evangile selon Saint Jean  (2, 13-25)

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Sur le mont Thabor …

 

 

C’est là que s’accomplit la transfiguration

Devant nos trois terriens en pleine adoration

Qui ont l’immense joie d’approcher un instant

Le divin incarné dans son représentant

 

Il y a un avant … il y a un après

Quand on a vu cela et que l’on est auprès

De gens comme Moïse et le Prophète Elie

On est dans la magie de la Loi accomplie

 

Et l’on comprend bien sûr qu’ils soient vraiment tentés

De rester tout là-haut loin des « pestiférés »

Loin de la vie d’en bas aux clameurs tumultueuses

Loin de tous les conflits de vies aventureuses

 

La transfiguration est communion réelle

Entre le corps divin et notre vie charnelle

Dans l’harmonisation de notre être céleste

Une « métamorphose »  à coup sûr manifeste

 

On aimerait bien être en haut près du sommet

Dans sa proximité en un confort douillet

Mais notre vie elle est en bas dans le « désert »

Haut lieu de tentations bien proche de l’enfer

 

La transfiguration … une anticipation

En regain d’énergie de la résurrection

C’est la gloire de Dieu dans un Homme « vivant »

Disait Saint Irénée de Lyon argumentant

 

A se transfigurer on est tous appelés

C’est l’illumination des humains « habités »

Qui rayonnent de vie … de joie  et de bonheur

Dans l’embellissement d’un changement de cœur

 

                                                                           Kristo

Marseille le 8 Mars 2009

Evangile selon Saint Marc  (9, 2-10)

 

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Du désert à la Galilée …

 

 

Juste après son baptême … Jésus part au désert

L’Esprit est avec lui naviguant de concert

Pendant quarante jours il va être tenté

Mais il ne flanche pas car il est « habité »

 

On évoque « Satan »   c’est juste un « adversaire »

Qui barre le chemin dans un jeu volontaire

Pour qu’on ne puisse pas accomplir la mission

Qui nous est attribuée dans une « cogestion »

 

Avec un pied en haut et un pied bien ancré

Dans le magma humain où l’on s’est incarné

Pour qu’on ne puisse pas répondre à Son attente

Dans une forte envie de « prendre la tangente »

 

Le désert est le lieu béni par excellence

Pour trouver l’essentiel dans la paix … le silence

Et puis Le rencontrer dans un virtuel charmeur

Où l’on se sent si bien dans un doux cœur à cœur

 

Le Carême commence … il correspond à quoi ?

A une conversion pour dépasser la Loi

A un vrai changement d’optique et de manière

De se relier à Lui de façon plus entière

 

Il doit poser questions et retours en arrière

Faut-il donc y rester dans cette pétaudière ?

Pourquoi court-on ainsi ? Que cherche-t-on enfin ?

Va-t-on se « retrouver »  au hasard du chemin ?

 

Ce sont quarante jours où l’on est invité

A passer au « désert »  pour être « purifié »

Dans un « laisser aller »  qui nous est imposé

Pour sortir du  « tombeau » …rajeuni … libéré

 

 

                                                                           Kristo

Marseille le 1er Mars 2009

Evangile selon Saint Marc  (1, 12-15)

 

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Astucieusement …

 

 

C’est à Capharnaüm que Jésus à nouveau

Prêche devant la foule assemblée en troupeau

Massée devant la porte elle attend l’inédit

Et le spectaculaire … enchanteur et gratuit

 

Là une fois de plus on est dans le symbole

Car ce « paralysé »  est bien un « cas d’école »

Il est tout comme nous prisonnier de ses peurs

De conditionnements dans un « mal intérieur »

 

Il faut noter aussi l’astuce des amis

Qui contournent l’obstacle en perçant le torchis

De ce toit en terrasse … rejetant convenance

Dans la « foi »  assumée en pleine confiance

 

Une « paralysie »  nous guette chaque jour

Paralysie du corps … du cœur … du sans Amour

Et lors serions-nous prêts à tenter l’impossible

Pour aller le chercher dans l’incompréhensible

 

Pour tenter d’accéder vers Lui « crevant le toit »

Dans un inaccessible en véritable exploit

En se laissant « porté » humblement par un « frère »

Comme dans ce passage où chacun coopère

 

Lorsque Jésus dira : « Lève-toi » et puis marche

C’est aussi une image et une vraie démarche

Pour le mettre « debout » lui qui était cloué

Sur un lit de « souffrance » en pleine infirmité

 

Au moment où la foi se fait plutôt timide

Ou nos blessures sont d’un naturel acide

Il ne faut oublier que le miracle existe

Et qu’il surprend souvent bien sûr à l’improviste

 

                                                                           Kristo

Marseille le 22 février 2009

Evangile selon Saint Marc  (2, 1-12)

 

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Erreur de jugement …

 

 

« Surtout ne touche pas  » car tu vas te salir

Oui dès le plus jeune âge il faut se prémunir

Face à cette exclusion définie chaque fois

Par des règles d'humains qui leur servent de lois

 

Le « lépreux » dans le texte est vraiment symbolique

C'est l'humain répugnant … contagieux … « diabolique »

Qu'il ne faut approcher car pour « morfler » autant

C'est qu'il a dû pécher tant il est repoussant

 

De nos jours à nouveau l'interdit est transmis

Il faut se préserver de ce qui n'est compris

On a peur du « sida » on a peur de celui

Qui pourrait nous donner un mal non défini

 

On a peur de ce qui ne rentre dans la « norme »

Des « bien pensants » actuels et qui n'est donc conforme

A la définition de l' « hygiène »  et du « sain »

Que l'on a dans « salus » … la « santé » en latin

 

L'exclu lui n'a pas peur de s'approcher de Lui

Il sera son « témoin » … il sera son « ami »

Il va braver la « loi » qui l'oblige à rester

A l'écart des « admis »  et qu'il doit respecter

 

Jésus est surtout là pour tous ces « rejetés »

De la vie … de l'Amour … de tous ces « naufragés »

Et quelques mois plus tard Il sera sur la croix

« Hors la porte » cloué tout comme eux dans un choix

 

Le « lépreux » nous renvoie à nous-mêmes certain

Aurons-nous cette audace en essayant demain

D'aller à sa rencontre en étant son « complice »

Combattant pour jeter dehors toute injustice

 

                                                                           Kristo

Marseille le 15 février 2009

Evangile selon Saint Marc  (1, 40-45)

 

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Sur les routes …

 

 

Quittant Capharnaüm Jésus reprend sa route

Et entre chez Simon qui vraiment ne se doute

Qu’Il va faire lever la malade du lit

En lui prenant la main et grâce au Saint Esprit

 

Pourquoi la maladie et pourquoi la souffrance ?

Pourquoi la mort … la vie ?  au milieu d’une errance

Pourquoi tout ce malheur ?  de très vieilles questions

Qui restent à ce jour en interrogations

 

Nous sommes là au cœur du débat le plus haut

Et que l’on croit ou pas rien de bien ne prévaut

Toutes les religions ont chacune essayé

De chercher la réponse et ne l’ont point trouvée

 

Il n’y a pas de lien entre cause et effet

La mort de l’innocent est un fait bien concret

Qui n’a d’explication humaine rationnelle

Et qui conduit vers la colère naturelle

 

Devant la ville entière attendant à sa porte

Jésus ne put guérir toute cette cohorte

Elle attendait massée pour une délivrance

De ces esprits mauvais avec persévérance

 

Levé bien avant l’aube dès le lendemain

Jésus partit prier en un lieu c’est certain

Absolument désert où il pouvait alors

Se relier au divin qui lui n’est pas retors

 

On imagine ainsi sa prière du jour

« Délivre-les du mal » pour qu’advienne l’Amour

C’est maintenant à nous de construire ce monde

De justice et de paix … de liberté profonde

 

 

                                                                           Kristo

Marseille le 8 février 2009

Evangile selon Saint Marc  (1, 29-39)

 

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Avec autorité …

 

 

Jésus vient d’appeler Simon-Pierre et André

Jacques … Jean … sur les bords du lac en Galilée

C’est à Capharnaüm qu’ils se rendent prier

Dans une synagogue où Il va « enseigner »

 

Point n’est besoin de cours … la parole est au cœur

De celui qui a foi … qui vit avec ferveur

L’enseignement ne sert si l’on n’est habité

Par cet esprit divin … si l’on n’est pas relié

 

Car tout comme Jésus on peut faire « miracle »

A partir du moment où l’on est « réceptacle »

On est tous investi de cette « autorité »

Quand dans l’ « élévation »  on porte vérité

 

La parole du cœur réveillera toujours

Celui qui s’endormait pendant un long discours

La plupart des « lettrés » chloroforment vraiment

Coupant « cheveux en quatre »  d’un texte récurrent

 

Et même en ce moment la parole est aux « Maîtres »

Reconnus … applaudis … médiatisés … mais « traîtres »

Et dont l’ « égo » enflé n’écoute rien à rien

Et surtout pas l’esprit en bons dialecticiens

 

On peut aussi parler avec autorité

Lorsqu’on est un canal qui fait sa volonté

Il choisit qui Il veut en défiant le pouvoir

De tous ceux qui se croient investis au « perchoir »

 

Devant l’ « autorité » l’esprit mauvais ne peut

Qu’évacuer le « terrain »  et cela nous émeut

Mais malheureusement peu ont l’  « autorité »

Trop éloignés de Lui et trop désengagés

 

 

                                                                           Kristo

Marseille le 25 Janvier 2009

Evangile selon Saint Marc  (1, 14-20)

 

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Nouvelle donne …

 

 

« Les temps sont accomplis » et « Son Règne est tout proche »

Il faut se convertir d’urgence et qu’on s’accroche

A la « Bonne Nouvelle » ainsi qu’il le disait

Sur les bords de ce lac où chacun se baignait

 

Que ce soit Jean-Baptiste ou que ce soit Jésus

En très peu de versets ils deviennent connus

Venant de nulle part ils sont authentifiés

Par cette unique voix qui les a glorifiés

 

Il faut se convertir … Se convertir à quoi ?

Tout quitter d’un seul coup … la famille et l’emploi ?

Pour un « monde nouveau »  radical changement

Qui perturbe bien sûr l’habitude au présent

 

Il faut juste passer du gain et de l’avoir

A une autre logique inhérente à l’espoir

C’est penser autrement en se reliant au monde

Ainsi qu’à l’au-delà dans une foi profonde

 

La foi n’est réfléchie … elle est instantanée

C’est le « cœur »  qui répond à la grâce donnée

Le mental n’intervient dans cette mutation

Et la « bande des quatre » a suivi sans question

 

C’est l’appel immédiat fort et sans concession

Qui est irrésistible … une vraie  « attraction »

Seuls ceux qui l’ont vécu peuvent en témoigner

Et les autres méfiants sont là à « pérorer »

 

C’est notre  « intimité »  qui est là foudroyée

Par un inexplicable où elle est projetée

Nul n’en connaît le jour ni l’heure et c’est tant mieux

La « conversion » un don … total et mystérieux

 

 

Marseille le 25 Janvier 2009

Evangile selon Saint Marc  (1, 14-20)

 

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Indics…médiateurs…

 

 

Ils sont intéressants tous ces « indicateurs »

Qui provoquent « déclics »  de vrais « commutateurs »

Comme le fut André ce tout premier disciple

Dont on a peu parlé durant tout le périple

 

 « Un homme de désir » amoureux de l’ « étrange »

Un grand insatisfait qui voulait que ça change

Il avait entendu parler de Jean-Baptiste

Et il l’avait rejoint avec Jean … activiste

 

Un contexte social et politique affreux

L’occupation romaine … un triste religieux

Vont pousser là André à se bouger enfin

Au lieu de soupirer sur le bord du chemin

 

Sans désir on ne peut avancer et l’on stagne

Sur cette route humaine un peu « mât de cocagne »

Mais si l’on cherche on trouve au hasard d’un « poteau »

Mis là sur notre route un peu comme un drapeau

 

C’est quelquefois un mot … un regard ou un signe

Qui nous font basculer nous mettant sur la ligne

Une petite phrase … un geste inopiné

Et en une seconde on se trouve éclairé

 

Il fut presqu’anonyme au cours des trois années

Où il suivit le Maître au cœur de ses journées

Mais il se révéla un très fin « médiateur »

Dans trois situations qui sont à son honneur

 

Et nous que cherchons-nous durant notre parcours

A protéger nos vies à l’abri dans nos « tours »

Sans « désirs » … sans « passions »  ainsi que des cloportes

Ce n’est pas ça la vie … c’est enfoncer des portes

 

 

                                                                          Kristo

Marseille le 18 Janvier 2009

Evangile selon Saint Jean  (1, 35-42)

 

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Quelque chose de nouveau …

 

 

Le « baptême » est un mot qui veut dire « plongeon »

C’est un nouveau départ … l’éclosion d’un bourgeon

Le « baptême chrétien » représente un passage

Qui met sur le chemin pour un « dégrossissage »

 

Car une vie doit être en « théorie » bien sûr

Une longue série d’avancées dans l’obscur

De choix qui sont à faire au jour le jour souvent

De combats quotidiens pour gérer le « serpent »

 

Un baptême devrait nous rendre « responsables »

De nos corps … de nos vies … nous rendre « fréquentables »

Et fiers d’appartenir à la famille humaine

Qui peuple cette terre en véritable aubaine

 

Le « baptême en esprit » est le plus important

Le « baptême dans l’eau » lui sert de « figurant »

Comme au temps de Thomas l’humain n’a évolué

Et il veut du « concret » tant qu’il n’est initié

 

C’est comme la « colombe » elle descend du ciel

Pour figurer l’Esprit et le providentiel

Qu’Il a glissé en nous lors de notre « naissance »

Avec tout Son Amour et en surabondance

 

On est dans le « nouveau » quand il entre dans l’eau

Jésus en tant qu’humain est au même niveau

Que nous tous comme il veut nous le faire comprendre

Mais une fois de plus il ne fait que surprendre

 

Plonger dans le Jourdain il n’est plus nécessaire

Mais « plonger » dans l’Amour nous serait salutaire

Pour travailler ensemble à plus d’humanité

C’est peut-être cela que d’être « baptisé »

 

 

                                                                          Kristo

Marseille le 11 Janvier 2009

Evangile selon Saint Marc  (1, 7-11)