GL    NOUVELLES DES EGLISES


Liban - LES PROJETS DU NOUVEAU PATRIARCHE MELKITE

Le nouveau patriarche de l’Eglise gréco-melkite a été élu mercredi 21 juin par les évêques, réunis en Synode à Ain Traz, au sud-ouest de Beyrouth.. Le Pape François lui a accordé la « communion ecclésiastique ».

Le nouveau patriarche veut rétablir le calme en son sein. Le Pape, le félicitant de son élection, a relevé qu’elle intervient « dans une situation délicate pour l’Eglise gréco-melkite« . Les chrétiens d’Orient sont en effet « appelés à témoigner de façon spéciale de leur foi dans le Christ mort et ressuscité« .

Agé de 71 ans, originaire de Damas, musicologue de formation, Joseph (Youssef) Absi succède au patriarche Grégoire III Laham. Agé de 84 ans, à ce poste depuis l’an 2000, sa démission – fortement suggérée – a été acceptée le 6 mai dernier par le pape François.

Cette Eglise grecque melkite catholique, de rite byzantin, unie à Rome depuis le XVIIIe siècle, rassemble 1,3 million de fidèles, principalement en Syrie, au Liban, en Terre Sainte et dans les pays de la diaspora, également en France, aux Etats-Unis, au Brésil et en Argentine.

Comme il est de coutume, au lendemain des élections de patriarches d’Eglises orientales en communion avec Rome, le pape François lui a accordé la « communion ecclésiastique », dans une lettre en français rendue publique jeudi 22 juin 2017.

Le Pape, le félicitant de son élection, a relevé qu’elle intervient « dans une situation délicate pour l’Eglise gréco-melkite« . Les chrétiens d’Orient sont en effet « appelés à témoigner de façon spéciale de leur foi dans le Christ mort et ressuscité« .

L’élection du nouveau patriarche survient à la suite d’une longue période de turbulences au sein de la hiérarchie grecque-melkite catholique, secouée depuis bien plus d’un an par « des tensions internes », « certains évêques dénonçant notamment une mauvaise gestion des biens et un manque de transparence. ""

La crise avait éclaté au grand jour en juin 2016, quand l’absence de 22 évêques en profond désaccord avec le patriarche avait provoqué un défaut de quorum au Synode. Les évêques opposants réclamaient publiquement la démission du patriarche, lui reprochant notamment une mauvaise gestion des biens fonciers et immobiliers de la communauté.

Le patriarche Grégoire III avait demandé d’être entendu au sujet des charges que les évêques avaient engagées contre lui. Toutefois, aucune suite n’avait été accordée à ces suppliques. Le patriarche avait alors demandé au Pape, de pouvoir se décharger volontairement de ses fonctions au cours d’un synode extraordinaire qui se tiendrait en décembre prochain, date à laquelle il aurait atteint l’âge de 85 ans.

Ce délai devait aussi, aux yeux du patriarche, sauvegarder la dignité de sa charge et aussi ménager les Eglises orientales « jalouses pour leurs droits pastoraux et patriarcaux« , écrivait alors le quotidien francophone libanais.

Depuis la date de la « démission » du patriarche Grégoire III, l’Eglise grecque-melkite était administrée par Mgr Jean-Clément Jeanbart, âgé de 74 ans, archevêque d’Alep, en Syrie, et doyen du Synode.

Le nouveau patriarche d’Antioche et de tout l’Orient, d’Alexandrie et de Jérusalem, de l’Eglise patriarcale grecque-melkite catholique Joseph Absi est né à Damas le 20 juin 1946. Il est entré dans la Société des Missionnaires de St-Paul, où il a été ordonné prêtre le 6 mai 1973.

Après avoir terminé ses études de philosophie et de théologie au Séminaire majeur de Saint-Paul à Harissa, au Liban, il a obtenu une licence de philosophie à l’Université libanaise, une licence en théologie à l’Institut Saint-Paul de Harissa, et un doctorat en sciences musicales et en hymnographie byzantine à l’Université du Saint-Esprit de Kaslik, également au Liban. (source : Chrétiens orientaux.)

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Rome - LE LIEUTENANT DU GRAND-MAITRE DE L'ORDRE DE MALTE RECU PAR LE PAPE

Le Pape a reçu le 23 juin le nouveau Lieutenant du Grand maître de l’Ordre de Malte, Fra’ Giacomo Dalla Torre del Tempio di Sanguinetto. Il s’agit de la première audience accordée à ce dernier depuis son élection le 29 avril dernier.

La fête de l’Ordre de saint Jean de Jérusalem, son nom historique, est liée à celle de la nativité de saint Jean-Baptiste, le 24 juin.

Lors de cette audience, le nouveau responsable de l’Ordre de Malte était accompagné du Souverain Conseil de l’Ordre, dont Albrecht von Boeselager, Grand chancelier. Ni le cardinal Raymond Burke, cardinal ‘patronus’ de l’Ordre, ni Mgr Angelo Becciu, délégué spécial du Pape, n’étaient présents.

Ancien Grand Prieur de Rome, l’Italien Fra’ Giacomo Dalla Torre del Tempio di Sanguinetto, 72 ans, a été élu à la charge de Lieutenant du Grand maître de l’Ordre de Malte le 29 avril dernier. Et ce, pour une durée d’un an.

Cette solution était une solution transitoire pour permettre la réforme des statuts de l’organisation. En effet, le 4 février dernier, le Pape avait nommé le substitut de la secrétairerie d’Etat, Mgr Angelo Becciu, pour être son délégué spécial auprès de l’Ordre de Malte, après la crise que celui-ci avait traversé en interne et avec le Saint-Siège.

Mgr Becciu réalisa pleinement sa mission qui était notamment celle du renouveau spirituel et moral de l'Ordre, et en particulier de ses membres religieux, qui ont fait vœu d’obéissance, de chasteté et de pauvreté.

Dans un entretien au site National Catholic Register le 5 mai, Mgr Becciu s’était, en revanche, opposé à une séparation entre les activités religieuses et humanitaires de l’Ordre de Malte, contrairement au souhait prêté à une partie des membres de l’Ordre de Malte, allemands notamment.

Pour le numéro 2 de la secrétairerie d’Etat du Vatican, la réforme de l’Ordre devait au contraire, permettre d’accroître le nombre de membres profès, au nombre de 56 actuellement. Sur le plan financier, Mgr Becciu avait aussi rappelé la nécessité de la transparence financière. Au plus fort de la crise, fin 2016, les conditions d’un legs à l’Ordre avaient été invoquées comme argument de la crise interne.

L’Ordre de Malte compte 13.500 membres, et plus de 100.000 bénévoles et employés. La fête de l’Ordre de saint Jean de Jérusalem, son nom historique, est liée à celle de la nativité de saint Jean-Baptiste, le 24 juin. (source : .News.va)

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France - UN COLLOQUE SUR LE CARDINAL LUSTIGER

Jean-Marie Lustiger (1926-2007) a marqué profondément la vie de l’Église catholique et la société. Dix ans après sa disparition, le temps est venu pour les historiens de poser les fondements d’une approche scientifique de son action.

Sous le titre et sur le thème : "Jean-Marie Lustiger, Entre crises et recompositions catholiques, de 1954 À 2007", se tiendra à l'Institut de France, les Jeudi 12, vendredi 13 et samedi 14 octobre 2017, un colloque sur le cardinal de Paris.

Ordonné prêtre en 1954, Jean-Marie Lustiger a déployé son ministère dans une conjoncture marquée par de profondes mutations.

Aumônier d’étudiants (1954-1969), il prend la mesure des attentes de la jeunesse et des transformations en cours. Curé de la paroisse Sainte-Jeanne de Chantal à Paris (1969-1979), il s’attèle à la mise en œuvre du concile Vatican II. Nommé par Jean-Paul II évêque d’Orléans (1979-1981), puis archevêque de Paris (1981-2005) et cardinal (1983), il conduit son diocèse avec le souci d’une évangélisation et d’un rapport à la société renouvelés.

Ces étapes de son ministère constituent autant de champs d’évaluation de son rayonnement. Archives inédites à l’appui, le colloque vise à articuler le regard des historiens avec les intuitions spirituelles et les choix pastoraux et missionnaires de Jean-Marie Lustiger. (source : CEF)

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Russie - LES VOCATIONS SACERDOTALES DANS L'EGLISE ORTHODOXE RUSSE

En Russie, le nombre de ceux qui veulent devenir prêtres orthodoxes augmente de façon significative selon le comité de l’instruction de l’Église orthodoxe russe.

C’est ainsi que le nombre des étudiants de première année des établissements d’enseignement supérieur ecclésiastique, en 2016, a augmenté de 19% et a atteint le nombre de 1593 personnes, selon l’agence Interfax-religion.

En outre, le nombre de ceux qui sont inscrits aux cours préparatoires d’entrée au séminaire a augmenté de 25% (827 personnes pour l’année scolaire 2016-2017, contre 662 en 2015-2016).

En tout, dans les séminaires préparant au sacerdoce, il y a actuellement 5877 étudiants, dont l'horizon vocationnel est de rendre vie à la Sainte Russie, après ces années de persécution. (source : Mospat)

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France - LE CARDINAL POUPARD ENVOYE DU PAPE EN AVIGNON

Le pape François avait nommé le cardinal Paul Poupard, président émérite du Conseil pontifical de la culture, son envoyé spécial aux célébrations du VIIème centenaire de la création de « l’Enclave des papes », dans le diocèse d’Avignon.

Du 23 au 25 juin, l’anniversaire commémorait les premiers temps du territoire de l’Enclave des papes, situé dans le nord du Vaucluse en Drôme provençale,acheté au dauphin du Viennois par le pape Jean XXII (1317), qui vivait alors à Avignon.

Cette Enclave a donc appartenu aux Etats pontificaux : au sein du Dauphiné, elle était délimitée par des « bornes papales ». En 1791, après la Révolution, l’Enclave des papes fut reprise par la France.

En 1307, le Pape Clément V (souverain pontife de 1305 à 1314) fut amené à s’installer à Avignon, qui faisait alors partie des États pontificaux (dans le cadre du Comtat Venaissin), dans le contexte complexe des querelles des seigneurs romains dans des conflts qui les opposaient au Pape.

Cette résidence pontificale, censée être provisoire, s’est finalement prolongée tout au long du XIVe siècle, avec huit Papes : Jean XXII (1316-1334), Benoît XII (1334-1342), Clément V (1342-1352), Innocent VI (1352-1362) Clément VI (1342-1352), Innocent VI (1352-1362), Urbain V (1362-1370) et enfin Grégoire XI (1370-1378), le dernier Pape français, qui revint à Rome en 1377.

Cette période “canonique” de la Papauté d’Avignon ne doit pas être confondue avec toute la séquence historique confuse du “Grand schisme d’Occident” qui vit plusieurs papes et antipapes coexister en Europe. Deux antipapes d’Avignon, Clément VII (1378-1394) et Benoît XIII (1394-1423, mais qui a fui Avignon en 1398) ne font, eux, pas partie de la succession apostolique reconnue par l’Église catholique romaine.

Grégoire XI, fut finalement convaincu de rentrer à Rome sur l’insistance de sainte Catherine de Sienne.

C’est cette aventure étonnante d’une Papauté itinérante qui fit étape en Avignon qui a été commémorée en cette fin de semaine, avec des célébrations qui se sont tenues également à Richerenches et à Valréas, des localités du Comtat Venaissin. (source :.VIS)

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Irak - MOSSOUL ET LA DESTRUCTION DE LA GRANDE MOSQUEE

L’Eglise chaldéenne exprime son amertume suite à la destruction de la mosquée al Nuri de Mossoul, célèbre pour son minaret penché, et réaffirme sa peine pour les victimes civiles des bombardements.

Dans cette métropole marquée par la guerre, l’ensemble des habitants continuent à souffrir, notamment à cause du manque d’eau, de nourriture et de médicaments.

Un communiqué officiel diffusé par les moyens de communication du Patriarcat de Babylone des Chaldéens exprime également l’espoir que, face aux souffrances de ce jour, puissent naître dans les cœurs des irakiens des intentions de réconciliation et le désir de construire ensemble une coexistence pacifique et féconde.

Alors que les troupes irakiennes ont accusé les djahidistes sunnites d’avoir dynamité la célèbre mosquée, les miliciens du prétendu « Etat islamique » ont répliqué en affirmant que l’édifice aurait été détruit par une opération aérienne américaine. (source : Chrétiens orientaux)

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Emirats - UNE MOSQUEE DEDIEE A MARIE, LA MERE DE JESUS

À Abu Dhabi, capitale des Émirats arabes unis, une mosquée a récemment été renommée mosquée « Marie mère de Jésus », à l’initiative du Sheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan, prince héritier d’Abu Dhabi. sur ordre du prince héritier.

C’est une première : la récente mosquée « Cheikh Mohammad Bin Zayed » – une des plus grandes d’Abu Dhabi.

Pour le Sheikh, il s’agit de « renforcer les liens d’humanité entre les fidèles de plusieurs religions », dans un pays où l’article 7 de la Constitution stipule que « l’islam est la religion officielle de la Fédération et la charia islamique y constitue une source de législation majeure ».

La démarche est a priori surprenante, mais porte en réalité un message fort pour le dialogue interreligieux. Les leaders chrétiens d’Abu Dhabi, où coexistent au milieu des mosquées une cathédrale catholique et une église anglicane, ont salué cette initiative.

Appelée sayyidunâ (« notre dame ») par les musulmans, Marie (Maryam, en arabe) est citée à 34 reprises dans le Coran – plus que dans tout le Nouveau Testament. Le texte fondateur de l’islam lui consacre même une sourate entière, la sourate 19 dite « sourate de Marie ».

Au-delà des profondes différences théologiques, Marie demeure un point de référence commun important entre chrétiens et musulmans. Mgr Paul Hinder, vicaire apostolique d’Arabie du Sud ,a confié au quotidien "La Croix" qu'il a toujors observé « un très grand respect envers Marie de la part des musulmans », même si le culte populaire qui lui est rendu n’est pas toujours apprécié d’une partie des responsables de l’islam.

« Ce nouveau nom, « Marie mère de Jésus », me remplit de joie. Notre cathédrale, située non loin de là, a déjà pour patron saint Joseph : nous avons donc désormais un quartier de la Sainte Famille ». (source : Fides)

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Afrique du Sud - LA COMMISSION "JUSTICE ET PAIX" DENONCE LA CORRUPTION

Le 20 juin, la commission Justice et paix de la conférence épiscopale se dit «choquée» par des révélations démontrant des plans visant à piller les ressources de l’État, en un réseau plus vaste et plus complexe que ce que l’on pensait».

La commission demande plus de transparence dans les liens financiers entre les entreprises, les particuliers et les responsables et partis politiques. «Il est vrai que la corruption était un problème avant l’arrivée de Jacob Zuma à la présidence. Cependant, elle a empiré sous ses mandats», note la commission.

Selon Justice et paix, l’ANC, le parti au pouvoir, devra prendre en compte ce facteur lorsqu’il choisira son président et ses nouveaux dirigeants en fin d’année.

Elle souhaite qu’ils soient «en capacité politique de demander des comptes à l’actuel président et aient la crédibilité éthique nécessaire pour mener la lutte contre la corruption dans le pays». (source : .Fides)

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Argentine - LE PAPE NE SE RENDRA PAS EN ARGENTINE

Le gouvernement a appris avec surprise et un certain embarras la décision du pape François de ne pas inclure l’Argentine dans le voyage qu’il va effectuer, en janvier 2018, en Amérique latine, au Chili et au Pérou.

Cet embarras du gouvernement à propos de l’annonce du gouvernement est liée au voyage que la chancelière de l’époque, Susana Malcorra, avait effectué en mars 2016. La chancelière avait rendu publique la décision du Pape de ne recevoir aucune personnalité politique argentine, en pleine année électorale.

La décision de ne pas se rendre dans son pays natal sonne pourtant comme un camouflet pour le gouvernement en place. D’autant que lors de la dernière visite de Mauricio Macri à Rome, le chef d’Etat avait également personnellement invité le Pape. Sans succès, alors même que ce sera le troisième voyage du pape François en Amérique latine depuis le début de son pontificat.

Mauricio Macri terminera donc son mandat  sans une visite du Pape qui ne veut s'engager dans les querelles électorales de l'Argentine. (source : cath.ch)
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Inde - ARUNACHAL PRADESH , UN DIOCESE EN PLEIN ESSOR

Ce diocèse du Nord-Est de l’Inde, dans une région montagneuse, jadis interdite aux missionnaires chrétiens connaît un essor étonnant pour l'Inde près de 20 % de la population y est catholique, alors que les premières conversions ont eu lieu en 1970.

Ce diocèse a été érigé par Benoit XVI. " Nous avons construit une église dans ce village, bénie le 24 décembre de cette même année, rappelle l'un des missionnaires.

Cette église aujourd’hui devenue un important centre de retraites, et des jeunes, sont aujourd’hui devenus des responsables de l’Eglise en Arunachal Pradesh.

En 1992, le missionnaire étranger a été autoriser à rester dans le village de Borduria, où plus de 900 personnes avaient été baptisées dans la foi catholique, en 1979, suite à la conversion de M. Wanglat Lowangcha, chef du village.

Dans cette région, les missionnaires ont été confrontés à des croyances locales, hostiles, par exemple, aux enfants avec un bec de lièvre, ou aux jumeaux ; considérés comme une malédiction, ces enfants étaient éliminés.

Avec M. Wanglat, il fut demandé aux gens de mettre un terme à ces pratiques. Puis fut ouvert un centre. Les responsables s'en furent à Calcutta, rencontrer Mère Teresa, qui a accepté d’envoyer quatre sœurs pour s’occuper du centre. C’était en 1992, depuis de nombreux enfants ont été recueillis..

Peu à peu, les mentalités ont changé, les gens ont cessé de tuer leurs enfants car ils ont vu que ceux-ci grandissaient comme les autres. Désormais, les sœurs s’occupent des femmes célibataires enceintes et les accompagnent dans leur grossesse.

En 1992, la communauté chrétienne organisa le premier rassemblement de catholiques dans la capitale de l’Etat. En 1993, elle pu construire une première église. Et Mère Teresa a été autorisée par les autorités à venir à la consécration de l’église. C’est la première fois qu’elle était autorisée à pénétrer dans cette région.

Peu à peu, elles ont appris les dialectes locaux, traduit les textes dans leurs langues, construit des écoles, des centres de soins, des lieux d’accueil.

Dans cette Eglise, il existe un profond intérêt spirituel. Dans les vingt-deux paroisses du diocèse, les fidèles participent à au moins deux retraites par an. Et, au regard du nombre des vocations, l’avenir se dessine, et un séminaire diocésain, ouvert en 2006, a permis les premières ordinations qui auront lieu cette année, en décembre 2017.

C’est une Eglise dirigée par les laïcs. Au sein de la conférence pastorale, hommes et femmes, bénévoles, s’engagent pour résoudre les problèmes, partout dans la région. Ils résolvent les difficultés avec les autorités civiles. Et ils sont même en train de construire un bâtiment, un centre d’hébergement pour les hôtes de passage, dans la capitale de l’Etat.

Cet essor a été bien accueilli par les responsables des autres communautés religieuses locales. En Arunachal Pradesh, il n’y avait que des bouddhistes. Ceux-ci se sont réjouis de l’essor du christianisme car ces tribus, non bouddhistes, avant leur conversion, étaient souvent particulièrement violentes.

Cette violence s’est réduite de manière spectaculaire, ces tribus sont devenues pacifiques. Il existe une sorte de reconnaissance envers la religion chrétienne, pour avoir fait de ces tribus des chrétiens, et des chrétiens paisibles. nouvelles concernant la visite pastorale du pape François en Inde et au Bangladesh, annoncée comme « presque sûre » par le Saint-Père en octobre dernier ? (source : .News.va)